Voici ce qui fait le prix d'une vidéo, les fourchettes observées sur le marché, et les revenus réalistes selon le rythme de travail.
Ce qui fait le prix d'une vidéo
Sept éléments, tous négociables séparément.
Le temps de tournage et de montage.
Le nombre de versions livrées.
La durée de la licence.
Les supports de diffusion autorisés.
La publicité payante, toujours à part.
L'exclusivité de catégorie, si elle est demandée.
Et les fichiers bruts, cédés ou non.
Les fourchettes observées
Six repères de marché, à ajuster selon le pays et la catégorie.
Une première vidéo, pour un profil sans portfolio, se situe souvent dans le bas de la fourchette, autour de quatre-vingts à cent cinquante euros.
Un profil confirmé, avec preuves et régularité, se situe plus haut, souvent entre deux cents et quatre cents euros.
Les droits publicitaires ajoutent une part significative, calculée en pourcentage du prix de base.
Les catégories techniques ou réglementées se paient au dessus de la moyenne.
Les lots de trois vidéos réduisent le prix unitaire.
Et l'exclusivité de catégorie est la ligne la plus chère de toutes.
Vidéo à l'unité ou formules
Six raisons de préférer les formules dès que possible.
Le prix unitaire baisse, mais le total monte.
La production se groupe, donc le temps par vidéo baisse.
Le client revient sans renégocier à chaque fois.
Le calendrier devient prévisible.
Le brief se réutilise d'une vidéo à l'autre.
Et la relation devient une collaboration, pas une transaction.
Ce qui fait monter et baisser vos tarifs
Sept leviers, du plus rapide au plus lent.
Des preuves, c'est à dire des vidéos que la marque a diffusées.
Une catégorie où peu de créateurs acceptent de travailler.
Une capacité à livrer vite, avec fiabilité.
Des droits élargis, facturés séparément.
Une exclusivité consentie, avec un terme.
Une seconde langue de tournage.
Et une régularité qui fait de vous un choix par défaut.
Ce qui fait baisser vos tarifs
Six situations à éviter ou à corriger.
Un portfolio trop mince, sans exemple proche.
Un délai jamais tenu.
Un son moyen, quel que soit le reste.
Une grille sans détail, qui pousse à la comparaison brute.
Une disponibilité annoncée mais irréelle.
Et l'acceptation systématique de la première offre.
Combien peut-on gagner par mois
Six scénarios, du plus prudent au plus soutenu.
Deux vidéos par mois, en activité complémentaire.
Quatre vidéos par mois, avec un emploi à côté.
Huit vidéos par mois, en activité principale débutante.
Douze à quinze vidéos, en activité principale établie.
Le même volume, plus les droits publicitaires facturés.
Et le même volume, plus les renouvellements de licence.
Pourquoi le volume seul ne suffit pas
Parce que le temps disponible plafonne : à quinze vidéos par mois, on atteint la limite physique du montage et des échanges. Au delà, le revenu ne monte plus par le volume, il monte par le prix unitaire, par les droits, et par les renouvellements. C'est exactement pour cela que la manière de compter, expliquée plus haut, décide du plafond.
Combien prennent les plateformes et les agences
Six repères pour comparer honnêtement.
Une agence prend une marge, souvent invisible côté créateur.
Une place de marché prend une commission, affichée.
Un site de freelances généraliste prend une part variable.
Le direct ne prend rien, mais coûte du temps de prospection.
Le coût réel se mesure net, après commission et temps passé.
Et la question utile n'est pas le pourcentage, c'est le flux de commandes.
Ce que retient UGC MATCH
Sur UGC MATCH, l'inscription est gratuite et il n'y a pas d'abonnement : la plateforme retient 10% du prix côté créateur, qui garde donc 90%, et facture à la marque des frais de service de 6%, avec un minimum de 1,50 EUR. La marque paie à la commande, les fonds ne sont pas débloqués tout de suite, et le versement part à la validation.
Comment tenir la liste des échéances
Six colonnes suffisent, sur une seule feuille.
Le nom de la marque et la date de livraison.
Les supports cédés, en trois mots.
La date exacte de fin de licence.
Le montant initial, droits compris.
L'état, en cours, expiré, renouvelé.
Et la date de votre prochaine relance.
Ce qu'il faut facturer en plus, systématiquement
Six lignes trop souvent oubliées au premier devis.
Toute plateforme ajoutée après la commande.
Toute durée au delà de celle prévue.
Toute retouche hors du brief initial.
Tout format supplémentaire non prévu.
Toute réutilisation par un revendeur.
Et toute demande arrivée après la livraison.
Comment augmenter ses tarifs dans le temps
Six étapes, sans casser la relation.
Annoncer la hausse avant la commande suivante.
La justifier par le périmètre, jamais par vos charges.
Garder l'ancien prix pour ce qui est déjà planifié.
Proposer une formule de transition sur un trimestre.
Facturer les droits séparément, même à prix constant.
Et accepter que certains clients partent.
Ce qu'il faut noter après chaque mission
Cinq lignes, écrites le jour de la livraison.
Le temps réellement passé, en heures.
Le nombre d'allers-retours.
Ce qui a fait perdre du temps.
Le prix qu'il aurait fallu demander.
Et la date de fin de licence.
À quoi s'attendre quand on débute
Six réalités, dites sans détour.
Les premières missions se paient bas, c'est normal.
Le portfolio compte plus que le tarif au début.
Le premier client récurrent change tout.
Les droits sont souvent oubliés au premier devis.
Le revenu devient lisible au bout de plusieurs mois, pas de plusieurs semaines.
Et la régularité vaut mieux que le coup d'éclat.
Ce qui décide du revenu, dans l'ordre
| Facteur | Son poids | Pourquoi |
|---|---|---|
| La part de droits vendus | Le plus fort | Une même vidéo vaut le triple en publicité |
| Les clients réguliers | Fort | Ils suppriment les mois vides |
| Les clients étrangers | Fort | Deux marchés, deux niveaux de prix |
| La vitesse de production | Modéré | Elle plafonne vite |
Ce qui trompe dans une comparaison
Le prix affiché par vidéo. Un tarif bas avec des droits larges rapporte moins qu'un tarif moyen avec des droits courts et un rachat au bout de trois mois.
Ce qui fait vraiment progresser
Vendre autre chose que du tournage : le montage, les variantes, les versions en plusieurs langues et les droits. C'est la même journée de travail, facturée trois fois mieux.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Six réflexes à supprimer tôt.
Ne pas écrire ce qui est vendu.
Céder les droits publicitaires sans supplément.
Livrer avant d'avoir un accord écrit.
Refaire une version gratuitement par peur de perdre le client.
Ne pas tenir la liste des dates de fin de licence.
Et se comparer à des tarifs affichés sans connaître leur périmètre.
Un dernier repère : le revenu ne vient pas de la vidéo que vous livrez ce mois-ci, il vient de celles que vous avez livrées il y a un an et dont la licence arrive à échéance.
Sources
- Portal do Empreendedor (MEI), gouvernement brésilien
- Receita Federal, administration fiscale brésilienne
- Simples Nacional, portail officiel
- Urssaf, portail officiel auto-entrepreneur
- Service Public, comment devenir micro-entrepreneur
- Service Public, conséquences du dépassement des seuils de chiffre d'affaires
Vérifié le 4 septembre 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.



