Recevoir le fichier ne donne pas le droit de tout en faire. Organique et publicitaire, durée, territoire, exclusivité, et la clause à écrire.
Ce qu'une licence recouvre
Recevoir un fichier vous donne un fichier. Ce que vous avez le droit d'en faire dépend d'un accord séparé : la licence. Elle décrit un usage autorisé, pas une propriété transférée, et tout ce qui n'y figure pas n'est pas couvert.
Les six paramètres d'une licence
Six éléments, à écrire séparément.
Le type d'usage, organique ou publicitaire.
La durée, avec une date de fin.
Le territoire.
Les supports autorisés.
Le droit de modifier.
Et l'exclusivité, si elle est demandée.
Organique et publicitaire, la différence qui compte
Une publication sur le compte de la marque et une diffusion poussée avec un budget n'ont ni la même portée ni la même valeur. Un accord qui ne mentionne que l'organique ne couvre pas la publicité payante, même si la vidéo est identique. C'est la source de litige la plus fréquente de tout le secteur.
Pourquoi la publicité coûte plus cher
Six raisons concrètes.
L'exposition est démultipliée par le budget.
La vidéo peut être vue par un public non consenti au départ.
Le créateur perd la possibilité de travailler pour un concurrent.
La création génère un revenu direct pour la marque.
La durée de diffusion est souvent plus longue.
Et le contenu est modifié, recadré, décliné.
Les durées les plus courantes
Six formats de durée.
Trois mois, pour un test.
Six mois, pour une saison.
Douze mois, pour une campagne annuelle.
Une durée liée à un lancement précis.
Une reconduction tacite, à éviter sans prix écrit.
Et une durée illimitée, qui se facture comme une cession.
Ce que change le territoire
Six repères.
Un pays, pour une marque locale.
Une zone linguistique, pour une campagne régionale.
Un continent, pour une expansion.
Le monde entier, qui multiplie la valeur.
Une exclusion explicite de certains pays.
Et une extension possible, chiffrée à l'avance.
Exclusivité et diffusion depuis le compte du créateur
Deux notions souvent confondues. L'exclusivité vous garantit que le créateur ne travaillera pas pour un concurrent défini, pendant une durée définie. La diffusion depuis son compte est autre chose : vous payez pour utiliser son identité comme émetteur de la publicité. Les deux se facturent séparément, et aucune des deux n'est incluse par défaut.
Ce que doit contenir une clause simple
Sept lignes, pas une de plus.
Le nom des deux parties.
La description du contenu concerné.
Le type d'usage autorisé.
La durée, avec date de début et de fin.
Le territoire.
Le droit ou non de modifier.
Et le prix correspondant à ces conditions.
Comment fixer le prix des droits
Sept principes.
Partir du prix de production comme base.
Ajouter un pourcentage par tranche de durée.
Ajouter un pourcentage par territoire supplémentaire.
Facturer l'usage publicitaire séparément.
Facturer la diffusion depuis le compte du créateur à part.
Chiffrer l'exclusivité, toujours.
Et écrire le prix du renouvellement dès le premier devis.
Ce que veut dire modifier une vidéo
Six opérations à autoriser explicitement.
Recadrer pour un autre format.
Raccourcir ou remonter.
Ajouter des sous-titres.
Ajouter une voix off ou un doublage.
Changer la musique.
Et incruster un logo ou un prix.
Les erreurs les plus fréquentes
Sept situations qui reviennent sans cesse.
Sponsoriser une vidéo avec des droits organiques seulement.
Ne préciser aucune durée.
Laisser expirer une licence sous des publicités actives.
Confondre exclusivité et diffusion depuis le compte du créateur.
Croire que payer transfère la propriété.
Négocier les droits après la livraison.
Et étendre à un nouveau pays sans avenant.
Ce que payer ne vous donne pas
Six limites à connaître.
Vous n'êtes pas l'auteur du contenu.
Vous ne pouvez pas le revendre.
Vous ne pouvez pas le déposer comme marque.
Vous ne pouvez pas l'utiliser hors des supports prévus.
Vous ne pouvez pas le modifier si ce n'est pas écrit.
Et vous ne pouvez pas le diffuser après la date de fin.
Ce que le créateur peut faire de son côté
Six droits qui lui restent, sauf mention contraire.
Publier la vidéo sur son propre profil.
L'utiliser dans son portfolio.
La montrer à d'autres marques comme exemple.
Refuser une modification qui dénature son propos.
Demander le retrait si une clause est violée.
Et travailler pour une autre marque, hors exclusivité.
Comment gérer les expirations
Sept étapes.
Noter chaque date de fin dans un relevé.
Programmer un rappel trois semaines avant.
Vérifier si la création tourne encore.
Regarder ses performances récentes.
Décider entre renouveler, remplacer ou arrêter.
Négocier avant l'échéance.
Et retirer la création si aucun accord n'est trouvé.
Ce que coûte un renouvellement
Six repères de négociation.
Un pourcentage du prix de production initial.
Une durée identique ou plus courte.
Un territoire inchangé.
Un tarif dégressif si plusieurs vidéos sont renouvelées.
Un prix connu d'avance, écrit au devis initial.
Et une réponse en moins d'une semaine.
Que faire si une licence a expiré sans qu'on l'ait vu
Six actions, dans l'ordre.
Arrêter la diffusion immédiatement.
Documenter la période concernée.
Prévenir le créateur avant qu'il ne le découvre.
Proposer une régularisation chiffrée.
Signer un nouvel accord daté.
Et corriger le relevé pour les autres vidéos.
Comment écrire un avenant
Six lignes suffisent.
Rappeler l'accord initial et sa date.
Décrire ce qui change, uniquement.
Indiquer la nouvelle durée ou le nouveau territoire.
Écrire le prix correspondant.
Dater et faire accepter par écrit.
Et joindre l'avenant au dossier initial.
Les questions à poser au créateur
Sept questions, avant de commander.
Acceptez-vous un usage publicitaire.
Sur quelle durée maximale.
Sur quels territoires.
Acceptez-vous une modification du montage.
Acceptez-vous une diffusion depuis votre compte.
Quel est votre prix de renouvellement.
Et travaillez-vous déjà pour un concurrent.
Ce qu'il faut mettre dans le relevé
Sept colonnes.
Le nom du fichier.
Le créateur et son contact.
La date de livraison.
La date de fin de licence.
Les territoires.
Les usages autorisés.
Et le lien vers l'accord écrit.
Les cas particuliers à traiter à part
Six situations qui demandent une ligne dédiée.
La musique utilisée dans la vidéo.
La présence d'une autre personne à l'image.
Un lieu privé filmé.
Une marque tierce visible.
Un doublage dans une autre langue.
Et une réutilisation en télévision ou en magasin.
Ce qu'il faut conserver
Six documents, au même endroit.
L'accord signé ou accepté.
Le devis correspondant.
La date de livraison.
Les échanges écrits sur les droits.
La facture.
Et la date de fin, reportée dans un agenda.
Ce qu'une licence définit, point par point
| La variable | Ce qu'elle borne | Le minimum courant |
|---|---|---|
| Les supports | Où la vidéo peut être diffusée | Le compte du créateur |
| Le territoire | Dans quels pays | Un seul |
| La durée | Jusqu'à quand | Trois mois |
| L'exclusivité | Qui d'autre peut être filmé | Aucune restriction |
Ce qui distingue une licence d'une cession
Une licence autorise un usage borné, une cession transfère le droit lui-même. La différence se lit dans le vocabulaire du contrat, et elle change complètement la valeur de la prestation.
Ce qui se relit avant de signer
Le renouvellement automatique et la sous-licence à des tiers. Deux lignes discrètes qui transforment une licence de trois mois en autorisation permanente, à confirmer avec un juriste.
Comment une place de marché cadre tout dès le départ
Sur UGC MATCH, l'inscription est gratuite et sans abonnement : les conditions acceptées, le brief et la livraison restent attachés à la commande, ce qui évite de reconstituer un accord après coup. La marque paie à la commande, les fonds ne sont pas débloqués tout de suite, et le versement part à la validation. La plateforme retient 10% du prix côté créateur, qui garde donc 90%, et facture à la marque des frais de service de 6%, avec un minimum de 1,50 EUR.
Un dernier repère : une licence se lit en trente secondes. Si la vôtre demande plus de temps, c'est qu'elle a été écrite pour être mal comprise.



