Un brief UGC est un court document remis par une marque au créateur, décrivant l'objectif, le produit, les messages clés, le format, les consignes et les droits d'usage.

Que contient un brief UGC ?

Sept éléments, et rien de plus.

L'objectif de la vidéo, formulé comme la phrase que le spectateur doit pouvoir dire ensuite.

Le produit et ce qu'il faut montrer de lui : la fonction, le geste, l'emballage, les dimensions.

Les messages obligatoires, avec leur formulation exacte, y compris la mention publicitaire.

Les interdits : mots, gestes, lieux, marques visibles, allégations.

Les spécifications techniques : format, durée, son, sous-titres, nommage des fichiers.

Les droits demandés : durée, territoire, supports, publicité payante incluse ou non.

Et la date de livraison, en jours ouvrés.

Pourquoi le brief est-il si important ?

Cinq effets mesurables.

Il supprime les allers-retours, qui coûtent plus cher que la production elle-même.

Il rend les vidéos comparables entre elles, condition pour tester des angles.

Il protège la marque, parce qu'il fixe par écrit ce qui pouvait être dit.

Il protège le créateur, qui peut prouver qu'il a livré ce qui était demandé.

Et il rend la commande reproductible : un bon brief se réutilise dix fois en changeant deux lignes.

À quoi ressemble un brief UGC simple ?

Une structure d'une page, dans l'ordre du tournage.

Avant : le produit à préparer, le lieu, la lumière attendue, la tenue à éviter.

Pendant : les plans obligatoires, la phrase imposée, la mention publicitaire, ce qu'il ne faut pas dire.

Après : le format d'export, le nommage des fichiers, la version sans musique, le mode de livraison.

Et en fin de document : les droits, le prix, les retouches incluses, la date.

Une remarque de longueur : au-delà d'une page, un brief cesse d'être lu. Ce qui dépasse relève de la conversation, pas du document.

Brief ou script : quelle différence ?

Trois distinctions utiles.

Le brief dit ce qu'il faut obtenir ; le script dit mot à mot ce qu'il faut prononcer.

Le brief laisse la formulation au créateur, ce qui produit un ton naturel ; le script produit une lecture, qui s'entend.

Et le script reste nécessaire pour les éléments non négociables : mentions légales, phrase imposée, formulation validée dans les catégories encadrées.

La combinaison qui fonctionne : un brief d'une page, plus deux ou trois phrases scriptées à intégrer telles quelles.

Ce qu'un brief remplace

Sans briefAvec brief
Trois allers-retours de correctionUne validation
Une vidéo qui ne dit pas le bon argumentUn message tenu
Un désaccord sur les droits après livraisonUn cadre écrit dès le départ

Ce qui distingue un brief d'un script

Un brief dit ce que la vidéo doit accomplir et ce qu'elle ne doit pas contenir. Un script dicte chaque mot. Le premier laisse le naturel, le second l'efface.

Ce qui se relit avant d'envoyer

Une seule question : quelqu'un qui ne connaît pas le produit pourrait-il tourner à partir de ce document ? Si la réponse est non, il manque une information, pas une consigne de plus.

Qui rédige le brief, et quand ?

Quatre points d'organisation.

Le brief est écrit par la marque ou son agence, jamais par le créateur, parce qu'il engage ce qui peut être dit.

Il est validé avant l'envoi du produit, sans quoi le colis part avant la décision.

Il est relu par la personne qui valide la conformité, en particulier dans les catégories encadrées, où la formulation exacte se vérifie avec un juriste.

Et il est daté, parce qu'un brief modifié en cours de production doit pouvoir être distingué de sa version initiale.

Un dernier repère : un bon brief n'explique pas comment filmer, il décide ce qui ne doit pas arriver et ce que la vidéo doit avoir prouvé à la fin. Entre ces deux bornes, la personne choisie fait son travail, et c'est exactement ce qu'on achète.