C'est une catégorie où la revue de conformité décide davantage que le brief créatif. Ce n'est pas un obstacle : c'est une contrainte de production, et elle se planifie.
La conformité est une participante, pas un frein
C'est le changement de méthode qui fait gagner le plus de temps.
Une vidéo validée après montage revient systématiquement, et chaque aller-retour coûte une semaine.
Faites donc relire le script avant le tournage, et demandez à l'équipe de conformité la liste des formulations déjà approuvées ainsi que celle des mots à éviter. Ces deux documents existent presque toujours et ne sont presque jamais transmis.
Prévoyez enfin le délai dans le calendrier : deux semaines de revue est une hypothèse réaliste, pas un incident.
Expliquer bat convaincre
C'est ce que montrent les résultats dans cette catégorie.
Une vidéo qui vante un produit financier passe mal, parce que le public a appris à s'en méfier. Une vidéo qui explique un mécanisme est regardée jusqu'au bout, partagée, et enregistrée.
Les sujets qui fonctionnent sont donc concrets : comment fonctionne un compte enregistré, ce que change une marge de crédit par rapport à une carte, comment un versement automatique se met en place, ce qu'il faut préparer pour une première hypothèque.
Le produit apparaît à la fin, comme une conséquence, pas comme un argument.
Les caisses ont une autre histoire à raconter
C'est un actif que les grandes enseignes n'ont pas.
Une coopérative appartient à ses membres, décide localement d'une partie de ses financements, et emploie des gens de la région.
Cela donne des contenus qui n'existent nulle part ailleurs : ce que finance la ristourne, comment se prend une décision de prêt local, qui siège au conseil, quel projet du quartier a été soutenu.
Le format le plus efficace est la rencontre avec une personne qui travaille dans la succursale, filmée sur place, avec son prénom et son poste.
Le Québec a son propre paysage
C'est le point que les campagnes nationales manquent le plus souvent.
Le vocabulaire financier diffère, les établissements dominants ne sont pas les mêmes, et le rapport aux coopératives n'a pas la même histoire.
Une version traduite ne suffit donc pas : il faut une version enregistrée séparément, avec les termes réellement employés, et parfois un angle différent.
Ce qu'un créateur ne peut jamais faire
Quatre interdits, quel que soit le ton de la vidéo.
Annoncer un taux, un rendement ou une condition de mémoire : ces éléments changent, et une vidéo qui les incruste devient fausse.
Comparer nommément un établissement à un autre.
Donner un conseil personnalisé, qui relève d'une activité réglementée.
Et présenter un contenu commandé comme un avis spontané : l'identification est due, sans exception.
Les mentions obligatoires, les règles de publicité applicables aux produits financiers et les obligations liées au statut de l'établissement dépendent du produit et de la province, et se vérifient auprès des autorités compétentes et avec un juriste avant diffusion.
Ce que la vidéo peut montrer sans conseiller
| Élément | Ce qui est possible | Ce qui est exclu |
|---|---|---|
| Une application | Un parcours d'ouverture filmé | Une promesse de rendement |
| Un tarif | Le prix publié | Une comparaison sans source |
| Un service | Ce qu'il fait, étape par étape | Une recommandation personnelle |
Ce qui se masque à l'écran, sans exception
Un solde, un numéro, un identifiant, un code, un nom de tiers. Une prise mal nettoyée se refait, elle ne se corrige pas après diffusion.
Ce qui doit apparaître dans chaque vidéo
La mention publicitaire, le nom de l'établissement et les avertissements exigés par la réglementation, à confirmer avec un juriste.
Ce qu'il faut prévoir dans le contrat
Trois lignes.
Une durée de droits longue, parce que le contenu explicatif reste utile plusieurs années.
Le droit de modifier les textes à l'écran sans nouveau tournage, puisque les chiffres évoluent.
Et une procédure de retrait rapide, en cas de changement de produit ou de réglementation.
Sources
Vérifié le 4 septembre 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.



