Le montant facturé n'est presque jamais le montant reçu. Deux mécanismes s'appliquent en même temps et jouent dans des sens opposés, ce qui surprend le créateur autant que le client.

Les deux mécanismes

Ils ne se compensent pas et ne se calculent pas ensemble.

D'un côté la taxe qui s'ajoute au montant : elle augmente ce que le client paie, et elle ne vous appartient pas. Vous la collectez et vous la reversez.

De l'autre la retenue à la source, quand elle s'applique : elle diminue ce que vous recevez, mais elle constitue une avance sur votre impôt, pas une perte.

Les taux, les cas d'application, les exonérations et les obligations déclaratives dépendent de votre situation, de celle du client et du type de prestation. Ils se vérifient auprès de l'administration compétente et avec un comptable, avant la première facture.

Comment chiffrer sans embrouiller le client

Une règle simple : annoncez toujours un prix hors taxe, et dites-le.

Le client professionnel raisonne hors taxe, et lui annoncer un montant global le fera comparer votre offre avec des devis qui n'incluent pas la même chose. Une ligne suffit : montant de la prestation, puis les lignes fiscales séparées.

Et faites toujours apparaître, sur le devis comme sur la facture, le montant que vous recevrez réellement. Cela évite la conversation la plus pénible du métier, celle où chacun croyait parler d'autre chose.

Ce que doit porter la facture

Les mentions obligatoires dépendent de votre statut et du type de client, et se vérifient auprès de l'administration compétente.

Ce qui ne dépend d'aucune règle, en revanche, ce sont les éléments qui font payer plus vite : la référence interne du client, le nom exact de l'entité qui paie, la date d'échéance écrite en clair, le moyen de paiement, et le rappel de la prestation en une ligne compréhensible par une personne de la comptabilité qui n'a jamais entendu parler du projet.

Numérotez vos factures sans trou et gardez-en une copie hors de votre ordinateur.

L'erreur la plus coûteuse

Facturer après la livraison, sans acompte.

Sur ce marché comme ailleurs, le rapport de force s'inverse à la seconde où le fichier est envoyé. Un acompte au moment de la commande n'est pas une marque de méfiance : c'est ce qui finance le tournage et ce qui filtre les clients qui ne paieront jamais.

Écrivez donc trois choses dans le devis : le pourcentage à la commande, le solde à la livraison, et le délai de paiement en jours. Les règles applicables aux délais et aux pénalités dépendent de votre situation et se vérifient avec un juriste.

Ce qui change selon le statut

SituationCe qui figure sur la factureÀ confirmer avec
Client professionnel localTaux applicable et retenue éventuelleUn comptable
Client particulierLe taux applicableUn comptable
Client hors du paysLe régime d'exportationUn comptable

Ce qui figure toujours

Le nom exact du client, la description de la prestation, la ligne droits, la date, le numéro et le délai de paiement.

Ce qui se garde

Le devis accepté, l'accusé de livraison, la facture et la preuve de paiement, classés par client et par année.

Quand le client est à l'étranger

Le traitement change, et il ne s'improvise pas.

Les règles applicables à une prestation facturée à un client établi dans un autre pays, les mentions à porter et le traitement de la taxe dépendent de la nature du client et du lieu de la prestation. Elles se vérifient avec un comptable avant l'émission, jamais après.

Ajoutez la question du change : facturer dans une autre devise transforme votre délai de paiement en exposition, et plus il est long, plus le montant réellement encaissé s'éloigne du montant facturé.

Sources

Vérifié le 4 septembre 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.