Un media kit est une page qui montre qui vous êtes, vos meilleures vidéos, vos formules et comment vous réserver. Voici quoi y mettre, et ce qui peut le remplacer.
Ce que c'est, exactement
Une page unique, pas un dossier. Elle répond à quatre questions dans l'ordre : qui vous êtes, ce que vous savez faire, combien cela coûte, comment on vous réserve. Tout ce qui ne sert pas l'une de ces quatre questions alourdit le document sans le rendre plus convaincant.
Ce qu'on y met, et ce qu'on en retire
Sept blocs, dans cet ordre.
Votre nom, votre ville et vos langues de tournage.
Une phrase qui dit ce que vous produisez, pas ce que vous aimez.
Trois vidéos, intégrées et lisibles sans téléchargement.
Vos formules, avec un prix de départ.
Le périmètre de licence inclus, en deux lignes.
Votre délai de livraison habituel.
Et le lien de réservation, traité plus haut.
Ce qu'il ne faut pas y mettre
Six éléments qui font perdre le lecteur.
Une longue biographie personnelle.
Des captures de statistiques d'audience.
Une charte graphique qui ralentit le chargement.
Une liste de marques citées sans preuve.
Des vidéos hébergées derrière une demande d'accès.
Et un tarif unique sans indication de périmètre.
Restez court et visuel
Six règles de forme.
Une page, deux si le portfolio le justifie.
Un titre par bloc, jamais de paragraphe long.
Des vignettes verticales, comme les vidéos.
Un format lisible sur téléphone d'abord.
Un lien qui s'ouvre sans compte.
Et un fichier léger, ou mieux, une page en ligne.
Pourquoi les vraies vidéos comptent plus que les chiffres
Parce que la marque n'achète pas une audience, elle achète une exécution. Elle veut voir la lumière, entendre le son, juger le rythme, vérifier que les sous-titres sont propres. Trois vidéos entières apprennent plus qu'une page de statistiques, et elles suppriment la question la plus fréquente : est-ce que cette personne sait livrer.
Combien de vidéos montrer
Six repères pour choisir.
Trois vidéos, jamais plus de six.
Trois catégories différentes, si possible.
Une seule par format, pour éviter la répétition.
La plus récente en premier.
Aucune que vous ne pourriez pas refaire.
Et aucune sur laquelle vous n'avez pas les droits de démonstration.
Faut-il afficher ses prix
Six arguments pour trancher.
Un prix de départ filtre les demandes hors budget.
Il évite trois échanges avant le premier chiffre.
Il rend la formule du milieu plus lisible.
Il vous positionne, ce qui est utile même si vous êtes cher.
Il doit toujours être accompagné du périmètre.
Et il peut rester une fourchette, si vous préférez.
Où vit le kit, et en quoi il diffère de l'influence
Six différences de fond.
L'un vend une audience, l'autre une production.
L'un montre des chiffres, l'autre des fichiers.
L'un parle de portée, l'autre de délais.
L'un cite des partenariats visibles, l'autre des catégories.
L'un se juge sur la communauté, l'autre sur l'exécution.
Et l'un se périme avec l'algorithme, l'autre avec votre dernier tournage.
Votre profil de place de marché comme media kit permanent
Six avantages, quand le profil est bien tenu.
Il est toujours à jour, sans renvoyer un nouveau fichier.
Il contient déjà vos formules et vos prix.
Il permet de commander sans échanger d'abord.
Il porte vos vidéos dans un format lisible.
Il sert de preuve d'activité récente.
Et il remplace le lien de réservation par la commande elle-même.
Comment rédiger le kit
Sept éléments à y faire tenir, en une ligne.
Ce que vous produisez, en un mot concret.
Les catégories que vous couvrez.
Vos langues de tournage.
Votre ville, si elle change quelque chose.
Votre délai habituel.
Le format que vous livrez par défaut.
Et rien d'autre, surtout pas d'adjectif.
Comment présenter ses formules
Sept lignes, les mêmes pour tout le monde.
Le nom de la formule, par ce qu'elle permet.
Le nombre de vidéos incluses.
La durée de licence comprise.
Les supports couverts.
Ce qui se facture en plus.
Le délai de livraison.
Et le prix de départ, avec la devise.
Ce que les marques regardent, et comment s'y adapter
Six éléments, dans cet ordre observé.
La première vignette de la première vidéo.
La qualité du son sur les dix premières secondes.
La catégorie des produits montrés.
La langue parlée.
Le prix de départ.
Et la façon de vous contacter.
Comment adapter le kit à une catégorie
Six ajustements qui prennent dix minutes.
Remonter la vidéo la plus proche du produit visé.
Changer la phrase d'accroche pour nommer la catégorie.
Retirer les exemples sans rapport.
Ajouter une ligne sur les contraintes que vous acceptez.
Adapter le délai annoncé au type de produit.
Et laisser le reste strictement identique.
Le kit d'une page, et comment le faire vivre
Six blocs, dans l'ordre de lecture.
L'accroche, en haut, sans logo géant.
Les trois vidéos, immédiatement dessous.
Les formules, avec le prix de départ.
Le périmètre de licence, en deux lignes.
Les langues et le délai.
Et le lien de réservation, répété en bas.
Comment le faire travailler
Sept endroits où le poser.
Dans la signature de vos messages.
Dans la biographie de vos comptes.
Dans le premier message de prospection.
Dans une réponse à une annonce.
Sur votre profil de place de marché.
Dans vos relances de renouvellement de licence.
Et dans le message qui accompagne chaque livraison.
Ce qu'il faut mettre à jour, et quand
Six déclencheurs de mise à jour.
Après chaque mission qui produit une meilleure vidéo.
Après chaque hausse de tarif.
Après l'ajout d'une langue de tournage.
Après un changement de délai habituel.
Tous les trimestres, même sans changement.
Et immédiatement si une vidéo montrée n'est plus autorisée.
Mesurer ce qui marche, éviter ce qui rate
Six chiffres, relevés chaque mois.
Le nombre d'ouvertures, si le lien le permet.
Le nombre de réponses reçues après envoi.
Le nombre de messages échangés avant la première commande.
Le nombre de demandes hors budget.
Le nombre de commandes passées sans échange préalable.
Et le délai moyen entre envoi et réponse.
Ce que contient une page unique
| Bloc | Ce qu'on y met | Longueur |
|---|---|---|
| L'identité | Nom, ville, langues, formats livrés | Deux lignes |
| Les exemples | Trois liens, pas plus | Trois lignes |
| Les conditions | Tarif de départ, délai, révisions incluses | Quatre lignes |
| Le contact | Un canal, un seul | Une ligne |
Ce qui remplace les chiffres d'audience
Le nombre de vidéos livrées, le taux de respect des délais, et les secteurs déjà servis. Ces trois indicateurs parlent d'une prestation, pas d'une portée.
Ce qui change avant chaque envoi
Le tarif, la disponibilité et l'exemple le plus proche du destinataire. Un document identique envoyé à trente marques se lit comme un envoi de masse et se traite comme tel.
Les erreurs les plus fréquentes
Six réflexes qui font perdre des contrats.
Envoyer un fichier lourd en pièce jointe.
Mettre un lien qui demande une autorisation d'accès.
Afficher un tarif sans périmètre.
Montrer six vidéos du même type.
Oublier les langues de tournage.
Et ne jamais dire comment on vous réserve.
Un dernier repère : un media kit ne se juge pas à sa beauté, il se juge au nombre de messages qu'il vous évite d'échanger avant la première commande.



