Les applications qui valent la peine, les coupes qui retiennent l'attention, et pourquoi les sous-titres se relisent à la main.

Le flux en cinq étapes

Cinq étapes, toujours dans cet ordre.

Sélectionner les prises, avant de toucher au montage.

Assembler la structure : ouverture, corps, fin, sans effet ni musique.

Nettoyer le son : niveau, silences, bruits parasites.

Ajouter les sous-titres, puis les relire.

Et exporter dans les formats demandés, à la main.

Une remarque de méthode : ne mélangez jamais deux étapes. Ajouter des sous-titres pendant qu'on choisit encore les plans fait perdre un temps considérable, parce que chaque changement de montage oblige à refaire les sous-titres.

L'emplacement des sous-titres

Trois règles, souvent découvertes trop tard.

Ne les placez pas au ras du bas de l'image : l'interface de la plateforme recouvre cette zone, et une partie du texte devient illisible.

Gardez une marge en haut également : le recadrage automatique pour un autre format coupe les extrémités.

Et limitez-vous à deux lignes, avec une seule idée par ligne.

Une vérification qui prend dix secondes : regardez la vidéo terminée sur le téléphone, dans l'application où elle sera publiée, avant de la livrer. Ce que vous voyez est ce que verra le spectateur, et pas ce que montre votre logiciel de montage.

Les coupes qui retiennent l'attention

Quatre principes, valables quelle que soit l'application.

La première seconde ne se coupe jamais : elle décide de tout le reste.

Coupez les silences, gardez les respirations : une vidéo sans aucun temps mort épuise.

Changez de plan quand l'idée change, pas au rythme d'un métronome.

Et laissez une demi-seconde après le dernier mot, sinon la fin paraît accidentelle.

Un test rapide : regardez la vidéo sans le son. Si l'enchaînement reste compréhensible, le montage tient.

Pourquoi les sous-titres se relisent à la main

Trois erreurs systématiques de la transcription automatique.

Les noms de marque, remplacés par le mot courant le plus proche.

Les nombres et les unités, écrits en toutes lettres et illisibles en petit.

Et les découpages de phrase, faits au hasard des pauses respiratoires plutôt qu'au sens.

Une conséquence simple : relisez toujours, en vérifiant d'abord le nom du produit, puis les chiffres. Cinq minutes de relecture séparent une vidéo amateur d'une vidéo professionnelle.

Ce qu'il ne faut pas faire

Quatre habitudes à abandonner.

Les transitions animées, qui datent la vidéo et cassent le rythme.

La musique sous la voix, qui masque plus qu'elle n'aide et pose des questions de droits.

Les effets sonores ajoutés, qui trahissent le montage.

Et l'introduction : nommer la marque avant de montrer quoi que ce soit fait perdre la moitié de l'audience.

Ce qui se fait sur téléphone sans perte

TâcheFaisable sur mobileCe qui reste difficile
Couper et assemblerOuiRien
Sous-titrerOui, automatiquementLes noms propres
Corriger la couleurPartiellementUne correction fine
Exporter plusieurs formatsOuiLe nommage en série

Ce qui se règle avant de monter

L'export en pleine qualité, un projet par commande, et un nommage clair dès le départ. Retrouver un fichier trois semaines plus tard coûte plus cher que le montage lui-même.

Ce qui se vérifie avant d'envoyer

La lisibilité des sous-titres sur un petit écran, l'absence de logo de l'application de montage, et le poids du fichier au regard de ce que la marque peut recevoir.

Gardez toujours une version nue

Trois raisons, toutes économiques.

Une version sans texte incrusté permet d'adapter les mentions à un autre marché, sans refaire le montage.

Une version sans musique permet de rediffuser la vidéo quand les droits d'une piste expirent.

Et une version sans sous-titres permet de produire une seconde langue en quelques heures.

Cette version se conserve avec le projet, pas seulement le fichier exporté. Un projet perdu vaut une nouvelle production.

Un dernier repère, valable pour tous ceux qui montent sur téléphone : la qualité perçue ne vient pas de la puissance de l'outil. Elle vient de trois choses vérifiables en cinq minutes, le son normalisé, les sous-titres relus et la première seconde intacte. Tout le reste est du confort.

Sources

Vérifié le 4 septembre 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.