Un brief clair, c'est la vidéo que vous vouliez vraiment. Voici les sections qui comptent, les erreurs à éviter et un modèle prêt à copier.
Pourquoi le brief fait ou défait la vidéo
Parce que le créateur ne connaît ni votre marché, ni vos objections clients, ni ce que vos publicités précédentes ont raté. Il ne peut inventer que ce qu'il a sous les yeux. Un brief flou produit une vidéo générique, non par manque de talent, mais par manque d'information. Et une vidéo générique se remarque immédiatement : elle pourrait vendre n'importe quel produit de la catégorie.
Les huit sections d'un brief efficace
Huit blocs, dans cet ordre, jamais plus.
L'objectif et la plateforme de diffusion.
Le produit et les messages clés, hiérarchisés.
Des idées d'accroche, données comme des pistes.
La liste de ce qu'il faut faire et de ce qu'il faut éviter.
Le ton et deux références visuelles.
Les livrables, format, durée, nombre de versions.
Les droits d'usage, écrits noir sur blanc.
Et la date de livraison, avec la date de retour.
Modèle de brief à copier
1. Objectif et plateforme
Ce que la vidéo doit accomplir, où elle sera diffusée, et en organique ou en payant.
2. Produit et messages clés
Le produit, son prix, l'objection principale à lever, et trois messages classés par importance.
3. Idées d'accroche
Trois pistes de première phrase, présentées comme des exemples et non comme une obligation.
4. À faire et à éviter
Ce qui doit apparaître, et la liste des mots, gestes et lieux interdits.
5. Ton et références
Deux vidéos existantes, avec en une ligne ce qu'il faut en retenir.
6. Livrables et format
Le nombre de vidéos, la durée, le format vertical, le son, et les fichiers bruts éventuels.
7. Droits d'usage
Les supports, la durée, le territoire, l'exclusivité, et le prix correspondant.
8. Délai
La date de livraison, le nombre de retouches incluses, et le délai de retour de la marque.
Combien de concepts et de hooks demander
Six repères pour ne pas noyer le tournage.
Un seul concept par vidéo, jamais deux.
Trois accroches maximum, testées séparément.
Une seule promesse principale, la même partout.
Deux appels à l'action possibles, pas plus.
Un plan produit obligatoire, à placer librement.
Et une version sans accroche, utile en publicité.
Ce qu'il faut écrire dans la liste des interdits
Sept mentions, souvent oubliées et pourtant décisives.
Les affirmations non validées sur le produit.
Les marques concurrentes visibles à l'image.
Les musiques protégées non couvertes par une licence.
Les enfants, sauf accord écrit spécifique.
Les lieux où le tournage est interdit.
Les gestes dangereux ou contraires à la notice.
Et tout ce qui ne figure pas dans les messages clés.
Les erreurs classiques des marques
Six fautes qui reviennent presque toujours.
Un brief trop vague, qui laisse tout deviner.
Un brief trop directif, qui tue le naturel.
Trop de messages, six au lieu de trois.
Les droits d'usage oubliés, puis réclamés après coup.
Aucune référence visuelle, donc aucune direction.
Et un délai annoncé sans tenir compte de la livraison du produit.
Ce que le créateur doit recevoir avec le brief
Six éléments, dans le même envoi.
Le produit, en avance sur la date de tournage.
Le brief, sur deux pages maximum.
Les fichiers de marque, logo et couleurs.
Les mentions légales à afficher, le cas échéant.
Le contact qui valide, avec ses horaires.
Et le bon de commande ou le devis accepté.
Comment formuler les droits d'usage
Six lignes qui évitent toute discussion ultérieure.
Les supports autorisés, nommés un par un.
La durée exacte, en mois.
Le territoire, s'il est limité.
Le droit de recadrer et de remonter.
L'exclusivité de catégorie, et son prix.
Et ce qui se passe à l'expiration, retrait ou renouvellement.
Comment fixer le délai sans le casser
Six règles simples.
Compter à partir de la réception du produit, jamais de la signature.
Prévoir trois jours ouvrés de tournage minimum.
Ajouter deux jours pour les retouches.
Annoncer votre propre délai de retour.
Éviter les livraisons le vendredi soir.
Et prévoir une marge avant la date de diffusion.
Comment donner un retour utile
Six habitudes qui font gagner une itération.
Regarder la vidéo entière avant d'écrire.
Faire un retour groupé, jamais en plusieurs messages.
Citer le temps précis, à la seconde près.
Dire ce qui fonctionne, pas seulement ce qui manque.
Séparer l'obligatoire du souhaitable.
Et ne jamais demander une correction hors du brief initial sans la payer.
Adapter le brief, et suivre jusqu'à la livraison
Sept ajustements, la même vidéo ne se brieffe pas partout pareil.
Sur un format très court, une seule idée et pas d'introduction.
Sur un format plus long, prévoir une relance à mi-parcours.
Pour une diffusion payante, demander une version sans mention de plateforme.
Pour une fiche produit, demander une version muette qui se comprend seule.
Pour un emailing, demander une première image lisible en vignette.
Pour un affichage horizontal, prévoir un cadrage plus large dès le tournage.
Et dans tous les cas, demander les sous-titres incrustés séparément.
Les quatre blocs d'un brief d'une page
| Bloc | Ce qu'on y écrit | Longueur |
|---|---|---|
| Le produit | Ce qu'il fait, pour qui | Trois lignes |
| Les plans attendus | La liste, dans l'ordre | Cinq lignes |
| Les interdits | Ce qu'on ne doit ni dire ni montrer | Trois lignes |
| Le livrable | Formats, nombre, date, droits | Trois lignes |
Ce qui manque dans la plupart des briefs
Deux exemples de vidéos qu'on aime et une qu'on n'aime pas. Ces trois liens suppriment plus d'allers-retours que trois pages de consignes écrites.
Ce qui se relit avant d'envoyer
Une seule question : quelqu'un qui ne connaît pas le produit pourrait-il tourner à partir de ce document ? Si la réponse est non, il manque une information, pas une consigne.
Du brief à la vidéo livrée
Sur UGC MATCH, le brief accompagne la commande : le créateur le lit avant d'accepter, la marque paie à la commande sans que les fonds soient débloqués tout de suite, la vidéo est livrée dans un espace privé, et le paiement part quand la marque valide. La plateforme est gratuite à l'inscription et sans abonnement : elle retient 10% du prix côté créateur, qui garde donc 90%, et facture à la marque des frais de service de 6%, avec un minimum de 1,50 EUR.
Un dernier repère : un bon brief se juge à une chose, le nombre d'allers-retours après la première livraison. Si vous en avez plus d'un, le manque était dans le brief, pas dans la vidéo.



