Sur ce marché, deux lignes de facture décident du revenu annuel : les droits d'usage, et la seconde langue. Le prix de la vidéo elle-même est presque un détail.

Ce que vaut une vidéo seule

Une fourchette, et surtout ce qui la fait bouger.

Le prix d'une vidéo dépend de la durée, du nombre de plans, du temps de tournage réel, du montage, et du fait que vous fournissiez ou non le produit et le lieu. Une vidéo courte, tournée chez vous, avec un produit envoyé, se situe en bas de la fourchette. Une vidéo avec déplacement, décor, plusieurs personnes ou matériel spécifique se situe en haut.

Ce qui ne fait pas monter le prix : votre nombre d'abonnés. La marque achète un fichier, pas une audience.

Les droits d'usage sont le vrai multiplicateur

C'est là que se joue la différence entre une activité rentable et une activité épuisante.

Une vidéo publiée une fois sur le compte de la marque, une vidéo poussée en publicité payante pendant six mois, et une vidéo utilisée sans limite de durée sur tous les supports ne sont pas le même produit. Le prix se construit donc en trois lignes distinctes : la production, la licence, et chaque extension.

Écrivez la durée, le territoire et les supports. Une licence sans durée écrite est une cession sans limite qui n'a pas été payée comme telle.

Les accroches supplémentaires

Bon marché pour le client, très rentables pour vous.

Quatre ouvertures différentes pour le même corps de vidéo se tournent en dix minutes le jour du tournage et permettent à la marque de relancer une publicité fatiguée sans nouvelle séance. Facturez-les à l'unité, à un prix bas.

C'est la ligne qui augmente le montant total sans augmenter votre charge de travail, et celle que les clients acceptent le plus facilement.

Facturez dans la devise du client

Deux points pratiques.

Facturer dans la devise du client supprime une friction et évite les discussions sur le taux appliqué. En contrepartie, le délai de paiement devient une exposition au change : plus il est long, plus le montant réellement encaissé s'éloigne du montant facturé.

Les règles applicables à la facturation, aux mentions obligatoires, aux retenues éventuelles et aux opérations avec un client hors du pays dépendent de votre situation et se vérifient auprès de l'administration compétente et avec un comptable, avant la première facture.

Ce que couvre chaque ligne d'un tarif

LigneCe qu'elle inclutCe qu'elle exclut
Vidéo uniquePréparation, tournage, montageDroits au-delà de six mois
Série de troisLe même, groupéPublicité payante
Forfait mensuelQuatre vidéos et leurs formatsUne seconde langue

Ce qui justifie une augmentation

Trois commandes du même client, une nouvelle langue, un délai plus court que le marché, une nouvelle catégorie maîtrisée.

Ce qui ne se négocie jamais à la baisse

Le nombre de corrections, la ligne droits et l'acompte.

Ce qui fait monter vos tarifs

Trois choses, dans cet ordre.

La spécialisation dans une catégorie, qui rend la comparaison impossible. La preuve d'un résultat publicitaire, quand la marque accepte de la partager. Et la fiabilité : livrer à la date annoncée vaut plus, pour un acheteur, qu'un plan supplémentaire.

Augmentez sur les nouveaux clients d'abord, une fois par an, sans justification. Le bon moment est celui où vous refusez du travail faute de temps.