Le pays compte des milliers de domaines et une réglementation stricte sur la publicité pour l'alcool. Ce qui reste possible est précisément ce qui vend : le lieu, le travail et l'accord.
Ce dont les domaines ont vraiment besoin
Cinq contenus, et aucun ne montre quelqu'un en train de boire.
Le lieu
C'est le premier actif d'un domaine, et le plus mal filmé.
La parcelle, la pente, le sol, la vieille vigne, le bâtiment, la lumière du matin. Ce sont des images qui servent la vente directe, l'accueil, l'export et la carte des restaurants.
Filmez-les à deux saisons différentes : la vigne en été et la vigne nue n'ont rien à voir, et les deux servent.
Le procédé
C'est ce qui justifie le prix, et personne ne le montre correctement.
La vendange, le tri, le pressoir, la cuve, la barrique, l'embouteillage, l'étiquetage à la main. Chaque geste explique une ligne du tarif.
Une seule règle : filmez le geste réel, y compris quand il est mécanisé. Un domaine qui vendange à la machine et montre des paniers en osier se décrédibilise auprès des professionnels.
L'accord
C'est le format le plus utile pour l'acheteur, et le plus facile à diffuser.
Quel plat, quelle température, quel verre, quel moment. Cela aide à choisir sans jamais vanter l'effet de l'alcool.
La visite
C'est un produit à part entière, souvent plus rentable que la bouteille.
Montrez le trajet, le stationnement, la durée, ce qui est inclus, la langue parlée, et si c'est adapté aux familles.
Le cadeau
Le coffret, l'expédition, l'emballage, le message. C'est ce qui porte la fin d'année, et cela se filme en septembre.
Les règles publicitaires qui comptent
Elles sont plus strictes que dans presque toutes les autres catégories.
Les principes qui reviennent : pas d'association avec la conduite, le sport, le travail ou la réussite sociale ; pas de contenu qui s'adresse aux mineurs ou qui les met en scène ; pas de valorisation de la consommation excessive ; pas d'allégation de santé.
S'y ajoutent les règles propres aux plateformes, qui restreignent le ciblage et parfois la publication elle-même.
Et une contrainte de casting : toutes les personnes visibles doivent être majeures, et cela se documente avant le tournage.
Les règles applicables dépendent du support, du pays de diffusion et du produit, et se vérifient avec un juriste avant la mise en ligne.
Ce qui reste filmable
| Élément | Ce qui est possible | Ce qui ne l'est pas |
|---|---|---|
| Le domaine | Les vignes, le chai, le travail | Une scène de consommation |
| La bouteille | L'étiquette, l'appellation, le millésime | Un lien avec la fête ou la réussite |
| Le savoir-faire | Le geste du vigneron | Un conseil de dégustation personnel |
Ce qui se prépare avec le domaine
La saison du travail montré, l'accès au chai, l'accord des personnes filmées et la vérification de l'appellation citée à l'écran.
Ce qui doit figurer sur chaque publication
La mention publicitaire, le message sanitaire prévu par la réglementation et un ciblage réservé à un public adulte, à confirmer avec un juriste.
Notes pratiques
Quatre points qui font gagner du temps.
Tournez tôt le matin : la lumière est meilleure et les équipes sont disponibles avant le travail de la journée.
Prévoyez deux versions, une pour le marché local et une pour l'export, avec des mentions différentes.
Gardez un master sans texte incrusté : les millésimes changent chaque année, la vidéo peut resservir en changeant une surimpression.
Et demandez au domaine la liste écrite de ce qu'il ne veut pas voir à l'image. Elle existe toujours, et elle n'est presque jamais transmise.
Sources
Vérifié le 4 septembre 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.



