Aucune de ces erreurs ne se voit le jour où on la commet. Elles se paient six mois plus tard, quand on découvre qu'on a beaucoup travaillé pour peu.

Inclure les droits dans le prix de base

C'est de loin la plus coûteuse, et c'est aussi la plus facile à corriger.

Une vidéo publiée sur le compte de la marque et une vidéo diffusée en publicité pendant six mois dans trois pays ne valent pas le même prix. Pourtant, la plupart des créateurs facturent la production et laissent l'usage se faire tout seul.

Séparez les deux lignes sur le devis, toujours : la production d'un côté, la licence d'usage de l'autre, avec sa durée, ses canaux et son territoire. Une marque qui refuse cette séparation vous dit qu'elle comptait utiliser la vidéo bien au-delà de ce que vous imaginiez.

Calculer son revenu sur le brut

Deux mille euros facturés ne sont pas deux mille euros gagnés.

Il reste les cotisations, l'impôt, le matériel, le déplacement, le temps non facturé passé à répondre. Ce qui reste réellement peut représenter la moitié, parfois moins, selon votre situation.

Attendre le premier client pour se mettre en règle

Une marque sérieuse demande une facture avant de payer, parfois avant même de signer.

Découvrir à ce moment-là qu'il faut ouvrir un statut, et que cela prend du temps, revient à perdre la commande. Les démarches, les seuils et le régime applicable se vérifient auprès d'un commercialista ou de l'administration, et cela se fait avant de prospecter, pas après.

Accepter des révisions illimitées

C'est la porte ouverte au travail gratuit, et elle s'ouvre toujours poliment.

Deux révisions incluses, la troisième facturée. Écrivez-le dans le devis, en une ligne. Ce n'est pas une marque de rigidité : c'est ce qui vous permet d'être agréable sur les deux premières.

Précisez aussi ce qu'est une révision : un ajustement du montage, pas un changement de scénario ni un nouveau tournage.

Ne pas demander d'acompte

Trente à cinquante pour cent avant de commencer, pour un nouveau client, sans exception.

L'acompte ne sert pas à garantir votre paiement, il sert à révéler l'intention. Un client qui hésite à verser un acompte hésitera aussi à payer le solde, et vous venez de l'apprendre avant d'avoir tourné.

Rester généraliste

Un profil qui fait tout est comparé sur le prix, et il perd toujours.

Un créateur identifié sur deux ou trois univers est cherché par son nom de spécialité. Il travaille moins pour trouver ses clients et il facture plus, parce qu'il n'est plus interchangeable.

Chercher de nouveaux clients au lieu de faire revenir les anciens

Trouver une marque coûte des heures ; faire revenir une marque satisfaite coûte un message.

Trois semaines après une livraison, écrivez pour proposer une suite concrète : une déclinaison, un autre angle, une version pour la saison qui vient. C'est le geste le plus rentable de tout le métier, et presque personne ne le fait.

Ce que coûte chaque erreur

ErreurCe qu'elle coûteComment l'éviter
Droits cédés sans prixLa moitié de la valeurUne ligne dans le devis
Corrections sans limiteDeux journées par commandeUn plafond écrit
Livraison sans accuséUn paiement retardéUn message de réception

Ce qui se met en place une fois pour toutes

Un devis type, une nomenclature de fichiers, une facture modèle et une phrase de livraison.

Ce qui se vérifie avant chaque envoi

Le format demandé, la durée, les sous-titres, le nom du fichier et la mention publicitaire.

Ne jamais augmenter

Un tarif fixé la première année devient un plafond invisible.

Augmentez sur les nouveaux clients d'abord, gardez les anciens un temps, puis alignez-les à l'occasion d'un nouveau projet. Personne ne vous proposera de vous payer davantage.

Sources

Vérifié le 4 septembre 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.