La même personne peut vous vendre les deux, parfois dans le même message, et c'est précisément là que la facture dérape.
Les deux services
Le micro-influenceur vend une audience et une recommandation publique. Sa valeur est le lien avec les gens qui le suivent.
Le créateur UGC vend une production et un droit d'usage. Sa valeur est sa capacité à filmer clair, à parler juste et à livrer à l'heure.
Ce sont deux métiers voisins que le marché a mélangés parce que les vidéos se ressemblent.
Où l'argent fuit
Deux fuites, toujours les mêmes.
Payer un tarif d'influence pour recevoir un fichier : vous avez payé une audience dont vous ne faites rien, puisque la vidéo ne sort pas chez elle.
Payer un tarif de production et attendre une publication : le créateur livre, ne publie pas, et personne n'avait tort. C'est le brief qui était muet.
Ce qu'il faut écrire dans l'accord
Quatre lignes suffisent, et elles évitent presque tous les litiges.
Où la vidéo est publiée et par qui. Ce que vous recevez, en fichiers, format et nombre de versions. Pendant combien de temps et sur quels supports vous avez le droit de l'utiliser. Ce qui se passe si vous voulez prolonger cet usage.
L'absence de la dernière ligne est la cause la plus fréquente des mauvaises surprises six mois plus tard.
La complication canadienne
Deux marchés linguistiques, et des règles d'affichage qui ne se devinent pas.
L'obligation d'indiquer clairement le caractère commercial d'une publication, la manière de le faire et les mentions attendues varient selon le support et la nature de l'accord : elles se vérifient auprès des règles applicables et, en cas de doute, avec un juriste, avant la mise en ligne.
S'y ajoute la question de la langue de publication, qui n'est pas un détail de forme selon la province et le type de communication. Elle se vérifie de la même façon.
Ce que vous ne pouvez pas exiger d'un micro-influenceur
Le contrôle éditorial complet de sa publication.
Il connaît sa communauté, il sait comment elle réagit, et une vidéo réécrite mot à mot par une marque se voit immédiatement. Vous pouvez fixer les points à dire, les mots interdits et les faits à ne pas déformer. Pas la formulation.
En UGC, l'inverse est vrai : vous pouvez demander une nouvelle prise, un autre montage, un ton différent, parce que vous achetez du travail.
Lequel acheter en premier
L'UGC, dans presque tous les cas.
Il coûte moins, il vous laisse des fichiers, et il vous apprend quels arguments font réagir. Ces enseignements rendent ensuite une opération d'influence beaucoup plus juste.
Deux métiers, deux livrables
| Point | Micro-influence | Création de contenu |
|---|---|---|
| Ce qu'on vend | Une publication sur son compte | Des fichiers remis à la marque |
| Ce qui fixe le prix | L'audience et l'engagement | Les droits et le volume |
| Ce qui reste après | Un post daté | Un actif réutilisable |
Ce que la marque achète dans chaque cas
Dans un cas, l'accès à une communauté pour une période courte. Dans l'autre, un fichier qu'elle diffusera elle-même, dans la limite des droits achetés, pendant des mois.
Ce qui se cumule, à une condition
Facturer séparément. Une publication sur son propre compte et une vidéo remise à la marque sont deux prestations distinctes, et les confondre revient à offrir la seconde.
Quand la même personne fait les deux
C'est fréquent et c'est très bien, à condition de faire deux lignes sur la facture.
Une ligne production, une ligne diffusion, chacune avec son prix et son périmètre. Vous saurez ce que vous payez, la personne saura ce qu'elle doit, et vous pourrez reconduire l'une sans l'autre.



