Filmer des enfants entraîne des obligations, et la saison est si concentrée que le calendrier décide de la campagne.

Filmer un enfant demande un cadre

Trois éléments, à obtenir avant le tournage et non après.

Une autorisation écrite du parent ou du tuteur, qui précise la durée, les canaux et le territoire d'utilisation.

Un accord révocable : prévoyez ce qui se passe si la famille demande le retrait de la vidéo plus tard.

Et des règles de tournage : durée limitée, présence du parent, aucun plan permettant d'identifier une école, une adresse ou un uniforme.

Les règles applicables à la publicité destinée aux enfants et au tournage de mineurs varient selon la province et le support, et se vérifient avec un juriste avant diffusion.

Les mains suffisent souvent

C'est la solution qui simplifie tout, et elle donne de meilleures vidéos.

Une paire de mains d'enfant qui manipule, ouvre, assemble, rate et recommence, cela suffit à montrer le jouet, et cela évite une grande partie des questions de consentement liées au visage.

Deux variantes utiles : la main d'adulte qui montre, la main d'enfant qui utilise ; et le plan en vue subjective, camera posée au niveau du sol, qui donne l'échelle réelle du jouet.

Montrez le jouet qui survit à un enfant réel

C'est ce que cherche le parent, et personne ne le filme.

Trois preuves valent tous les arguments : le jouet après trois semaines d'usage, le jouet qui tombe d'une table, et le jouet qu'on nettoie.

Ajoutez ce qui casse en premier et ce qui se remplace. Une marque qui montre la pièce détachée disponible vend mieux qu'une marque qui montre un jouet neuf sous une lumière parfaite.

La saison est brutalement concentrée

C'est ce qui décide de toute la production.

L'essentiel de l'année se joue sur huit semaines, et les décisions d'achat des distributeurs se prennent bien avant, au printemps.

Trois conséquences. Tournez en été pour publier en novembre. Ne datez jamais l'image : aucune décoration saisonnière, sinon la vidéo meurt le 26 décembre. Et prévoyez dès le tournage une variante d'après-fête, qui montre le jouet en usage ordinaire et qui travaille tout janvier.

Ce que la règle impose quand un enfant apparaît

PointCe qu'il fautSans quoi
AutorisationL'accord écrit des deux parentsAucune diffusion
DuréeUn tournage court, hors temps scolaireUn tournage qui dérape
DiscoursAucun appel direct à l'enfantUne annonce refusée

Ce qui se filme sans visage

Les mains qui ouvrent la boîte, le jeu vu de dessus, le rangement. Le jouet est le sujet, et ces plans évitent toutes les autorisations liées à l'image d'un mineur.

Ce qui se lit à l'écran plutôt que de se dire

L'âge recommandé, le nombre de pièces, la nécessité de piles et les avertissements de sécurité. Filmer la boîte évite de reformuler, à confirmer avec un juriste.

Ce qu'il faut demander en plus

Quatre éléments à écrire dans le brief.

La tranche d'âge annoncée, prononcée telle qu'elle figure sur la boîte : c'est une indication de sécurité, pas un argument marketing, et elle ne se modifie pas.

L'absence totale de formule incitant un enfant à demander l'achat à ses parents.

Le son d'origine, parce que le bruit réel du jouet fait partie de la décision.

Et une version sans enfant à l'image, utilisable partout et immédiatement, qui vous protège si une autorisation est retirée en cours de campagne.