Trois vidéos suffisent pour signer, à condition qu'elles prouvent trois compétences différentes et non trois produits.

Trois compétences, pas trois produits

C'est l'erreur qui fait perdre le plus de candidatures.

Un acheteur ne regarde pas si vous savez filmer une crème, un jouet et une perceuse. Il regarde si vous savez faire trois choses : montrer, parler, convaincre.

Trois vidéos sur le même produit peuvent donc être excellentes, à condition que chacune démontre une compétence différente. À l'inverse, trois vidéos identiques sur trois produits différents ne prouvent rien.

Choisissez un produit que vous possédez déjà, dans une catégorie qui achète de la publicité, et tournez les trois formats ci-dessous.

Le premier format : la démonstration

Il prouve que vous savez filmer des mains et un objet.

Le problème d'abord, le produit ensuite, le geste en entier, le résultat tenu à l'image. Pas de musique, pas de texte, pas d'effet.

Ce que l'acheteur vérifie : la stabilité, la netteté sur le produit, le cadrage qui ne coupe pas les mains, et la lumière identique du début à la fin.

Le deuxième : la prise de parole

Il prouve que vous savez tenir un message face caméra.

Trente à quarante secondes, une seule idée, un regard qui reste, une phrase d'ouverture compréhensible sans le son. C'est ici que se juge le son : un micro correct fait plus de différence qu'une belle image.

Ce que l'acheteur vérifie : la crédibilité, le débit, et le fait que vous sachiez dire un argument sans le réciter.

Le troisième : la réponse à une objection

C'est le format le plus rare et le plus vendeur.

Prenez une objection réelle de votre catégorie, celle qui revient dans les commentaires ou les avis, et répondez-y en montrant, pas en argumentant. Le prix, la taille, la durabilité, la difficulté d'usage, la comparaison avec le moins cher.

Ce que l'acheteur vérifie : votre compréhension du produit et du client. C'est la vidéo qui transforme un profil en fournisseur.

Ce qu'il faut éviter

Quatre choses, toutes fréquentes.

Le montage rapide avec musique et transitions, qui cache exactement ce que l'acheteur veut voir.

La marque inventée ou le logo d'une marque avec laquelle vous n'avez pas travaillé, qui vous exposerait à un problème réel.

Le prix affiché, qui date la vidéo en quelques mois.

Et l'exemple non commandé présenté comme une campagne. Un exemple personnel se présente comme tel, toujours, et cette honnêteté est vue comme un signe de sérieux.

Ce qu'une série d'exemples doit couvrir

ExempleCe qu'il démontreDurée
1Une prise de parole face caméra20 s
2Une démonstration sans voix15 s
3Un déballage ou une première fois25 s

Ce qui se met en premier

Le plan le plus net, pas le plus spectaculaire. Une marque décide en trois secondes, et elle décide sur la qualité, pas sur l'idée.

Ce qui se refait tous les six mois

L'exemple en tête. Un extrait d'il y a deux ans se repère à l'interface d'une application, au format, et au style de montage.

Comment les nommer

Ce détail administratif décide de la vitesse de réponse.

Nommez chaque fichier avec la compétence, la catégorie et la durée : démonstration, soin, vingt secondes. Un acheteur qui reçoit trois fichiers lisibles comprend en dix secondes ce que vous savez faire.

Rangez-les à un endroit visible sans inscription, avec une phrase indiquant votre délai habituel, les langues dans lesquelles vous livrez, et le fait que vous facturez. Ces trois informations transforment un portfolio en devis potentiel.