Trois phrases obligatoires, trois interdites, et les deux lignes qui évitent qu'une campagne bilingue coûte le double.
Trois phrases qui doivent être dites
Elles tiennent en trois lignes, et elles évitent presque tous les allers-retours.
Ce que la vidéo doit prouver, en une phrase commençant par ce que la personne doit croire à la fin.
Les mentions imposées, mot pour mot, dans un encadré séparé.
Et la date de livraison, calculée à partir de la réception du produit et non de l'envoi du brief.
Trois phrases qui ne doivent pas être dites
Elles se listent explicitement, parce qu'un créateur ne devine pas ce qui est interdit.
Toute promesse de résultat ou de performance non soutenue par un essai documenté.
Toute comparaison nommant un concurrent.
Et toute reformulation d'une mention obligatoire, même pour la rendre plus fluide.
Une règle qui vaut pour les trois : la liste des mots interdits doit être fournie avant le tournage, jamais découverte au montage.
Les deux lignes proprement canadiennes
Elles évitent qu'une campagne bilingue coûte deux fois son prix.
La première : la langue de tournage, décidée au brief. Une version dans la seconde langue n'est pas une traduction, c'est un second tournage, avec une personne dont c'est la langue de tous les jours.
La seconde : l'absence de texte incrusté dans l'image. Tout bandeau grave dans l'image oblige à produire deux fichiers et à les maintenir séparément, alors qu'un fichier propre plus deux pistes de sous-titres se remplacent en cinq minutes.
Une remarque de production : tournez les deux versions le même jour, avec le même produit et la même lumière. Refaire venir une équipe trois semaines plus tard coûte plus cher que la seconde prise, et l'écart se voit à l'image.
Dites ce que vous allez recevoir
Cinq livrables, listés dans le brief, avec leur format.
Le nombre de vidéos et leur durée.
Le nombre d'accroches différentes.
Les formats : vertical, carré, horizontal.
Les fichiers bruts, livrés ou non.
Et les photos prises pendant le tournage, si vous en voulez.
Cette liste tient en cinq lignes et supprime la totalité des discussions d'après livraison.
Ce qu'un brief doit fixer
| Élément | Ce qu'il évite | Longueur |
|---|---|---|
| Le produit et sa référence | Un tournage du mauvais modèle | Une ligne |
| Les phrases interdites | Une reprise complète | Trois lignes |
| Les langues attendues | Une version manquante | Une ligne |
| Les formats et le nommage | Un export à refaire | Deux lignes |
Ce qui se précise dans un marché bilingue
La langue du script, celle des sous-titres et celle des mentions à l'écran. Ces trois éléments ne sont pas toujours les mêmes, et l'oubli se paie par une reprise entière.
Ce qui se vérifie avant le tournage
Une photo du décor et la première phrase du script, envoyées par le créateur. Deux minutes de contrôle évitent une journée à refaire.
Laissez le comment tranquille
Trois éléments à ne jamais imposer.
Le lieu de tournage : le créateur connaît sa lumière et ses contraintes.
Les mots exacts, hors mentions obligatoires : un texte écrit par la marque et lu par une autre personne s'entend en trois secondes.
Et le déroulé plan par plan : demandez ce qui doit être visible, pas l'ordre dans lequel le filmer.
Une dernière habitude, propre aux campagnes qui fonctionnent ici : ajoutez au brief une phrase indiquant que le créateur peut refuser une consigne qu'il juge inexacte ou risquée, et qu'il doit le signaler avant de tourner. Cette phrase coûte une ligne, et elle transforme la relation : la personne qui filme devient la première relecture de votre conformité, au lieu d'être celle qui exécute sans regarder.



