Une marque qui engage un francophone de France pour toucher un public québécois a commis une erreur dont on ne l'informera pas directement. Le public ne se connecte simplement pas, et personne n'écrit un commentaire pour expliquer pourquoi.
La différence s'entend immédiatement
Accent, vocabulaire, rythme et expressions diffèrent tous, et un spectateur québécois identifie un accent de France en une phrase. Ce n'est pas de l'incompréhension, c'est de la distance : la personne à l'écran n'est manifestement pas d'ici, ce qui est l'inverse de ce que l'UGC achète.
Le vocabulaire est aussi un problème pratique
Les mots du quotidien pour la nourriture, les vêtements, les véhicules, les courses et l'argent diffèrent entre les deux, et un script écrit en France contient des mots qu'un spectateur québécois n'emploierait pas. Un créateur qui les lit sonne comme un créateur qui lit un script étranger.
Les anglicismes fonctionnent autrement
Le français québécois entretient son propre rapport aux emprunts à l'anglais, souvent plus résistant que le français européen dans les contextes officiels et plus permissif à l'oral familier. Se tromper là-dessus rend le texte soit guindé, soit étranger, et aucune règle ne remplace une oreille native.
La variation régionale existe aussi à l'intérieur du Québec
Montréal, Québec et les régions ne sonnent pas toutes pareil, et une campagne visant une région précise gagne à prendre un créateur qui en vient. Cela compte moins que la distinction avec la France, mais c'est une vraie amélioration de second ordre.
La version pratique
Castez au Québec pour le Québec, faites relire le script à voix haute par un locuteur québécois avant le tournage, et acceptez qu'un créateur de France est le bon choix uniquement quand le public est européen.
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Questions fréquentes
Un créateur de France peut-il servir le Québec ?
Rarement, la différence s'entend aussitôt.
Est-ce seulement une question d'accent ?
Non, le vocabulaire et les expressions diffèrent.
Et les anglicismes ?
Le rapport diffère et exige une oreille native.
La région compte-t-elle au Québec ?
Un peu, comme amélioration de second ordre.



