En UGC, vous vendez deux choses à la fois : une vidéo, qui est une œuvre, et votre image, qui est une donnée personnelle. Un contrat qui ne parle que de la vidéo laisse la moitié de l'accord non écrite, et c'est cette moitié qui finit en discussion.

Les cinq clauses qui décident de tout

1. Ce qui est cédé

La vidéo montée, les rushes, les photos, ou l'ensemble. Si ce n'est pas dit, chaque partie suppose autre chose.

2. Où cela peut être utilisé

Réseaux de la marque, publicité payante, site, point de vente, catalogue, email, télévision. Chaque canal est un usage différent, à un prix différent.

3. Pendant combien de temps

Quatre-vingt-dix jours, six mois, un an. La cession illimitée existe, mais elle se facture pour ce qu'elle est : pour toujours.

4. Sur quel territoire

Espagne, Europe, monde. Une marque qui exporte utilisera votre visage sur des marchés que vous n'imaginez pas.

5. Ce qu'il advient de votre image

Votre consentement à apparaître est révocable au sens de la protection des données, et cela mérite d'être encadré : que se passe-t-il si vous demandez le retrait du contenu, et dans quel délai.

Ce qu'il faut ajouter systématiquement

L'exclusivité : si la marque vous demande de ne pas travailler avec des concurrents, c'est une prestation supplémentaire, avec une durée, une liste de marques et un prix.

Le whitelisting : si l'annonce tourne depuis votre compte, c'est un autre produit. Ne cédez jamais l'accès sans durée, sans plafond de budget et sans rémunération spécifique.

Les modifications : si la marque peut couper, doubler ou sous-titrer votre vidéo, dites-le. Et interdisez expressément l'usage pour entraîner des systèmes automatiques si vous ne l'avez pas accepté.

Le paiement : montant, date, moyen et conséquence d'un retard.

Le détail espagnol

Vous travaillez comme autónomo : le contrat est donc entre professionnels, pas un contrat de travail. Cela vous donne de la liberté et aussi de la responsabilité : personne ne vous protégera si vous avez accepté une cession mondiale et illimitée pour 150 euros.

Si le client est une agence, demandez pour quelle marque finale. Une cession signée avec une agence qui sous-licencie ensuite à son client doit le dire par écrit.

Un contrat d'une page suffit

Vous n'avez pas besoin de vingt pages. Vous avez besoin des cinq clauses ci-dessus, écrites clairement, signées par email au besoin. Un accord court et clair protège mieux qu'un long document que personne n'a lu.

Pour aller plus loin

Le contrat est ce qui sépare un tarif d'un cadeau. Notre guide sur comment devenir créateur UGC couvre les prix, les droits d'usage et la négociation.

Sources

Vérifié le 26 août 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.