Le portfolio est la seule chose qu'une marque regarde avant de vous engager. Ni votre nombre d'abonnés, ni votre biographie, ni votre expérience passée. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il se construit en un week-end avec des produits déjà présents chez vous.

Ce qu'est concrètement un portfolio UGC

Ce n'est pas une bande démo d'agence ni un montage avec musique épique. Ce sont trois à six vidéos verticales, de trente à soixante secondes, qui ressemblent à de vraies publicités et montrent que vous savez parler face caméra, vous éclairer correctement et dire quelque chose en peu de temps.

Si un client peut regarder une de vos vidéos et l'imaginer diffusée pour son produit, le portfolio fonctionne. S'il doit faire un effort de traduction mentale, non.

Quoi filmer quand on n'a pas encore de client

Choisissez des produits que vous utilisez déjà, dans la catégorie où vous voulez travailler, et tournez des formats différents pour montrer votre amplitude.

  • Un témoignage : pourquoi vous l'achetiez, ce qui a changé, à qui ça convient et à qui non.
  • Une démonstration : comment ça s'utilise, texture, taille, résultat.
  • Un déballage : l'arrivée, la boîte, la première impression.
  • Une réponse à une objection : c'est cher, je n'ai pas le temps, j'ai déjà essayé un truc similaire.
  • Une routine : le produit dans une vraie journée, sans pose.

Avec quatre de ces formats, vous avez déjà un portfolio plus complet que la plupart.

Les règles techniques minimales

Vertical, téléphone calé et stable, visage éclairé par une fenêtre et jamais à contre-jour. Le micro le plus près possible : un mauvais son gâche plus de vidéos qu'une image moyenne.

Coupez toutes les pauses au montage, ajoutez des sous-titres et gardez un rythme soutenu. Et tournez au moins deux accroches différentes pour la même vidéo, parce que c'est exactement ce qu'une marque veut vous voir faire.

Comment le présenter

Deux formats fonctionnent et il vaut mieux avoir les deux. Un dossier dans le cloud avec les fichiers classés par catégorie, à envoyer par message. Et un profil public regroupant vos vidéos, votre niche, vos langues et vos prix.

Un profil sur une marketplace UGC remplit cette seconde fonction mieux qu'un Instagram personnel, parce que les marques y cherchent activement par catégorie et par langue, alors que sur votre fil elles doivent vous trouver par hasard.

Les erreurs qui coûtent des clients

Mélanger contenu personnel et travail de marque au même endroit. Montrer quinze vidéos moyennes au lieu de quatre bonnes. Utiliser une musique sous droits que la marque ne peut pas réutiliser. Et ne jamais le mettre à jour : vos premières pièces vieillissent vite à mesure que vous progressez, remplacez-les chaque trimestre.

Quand arrêter d'ajouter et aller vendre

Dès que vous avez quatre vidéos que vous n'avez pas honte d'envoyer, arrêtez de filmer et commencez à écrire des messages. Un portfolio s'améliore par le travail réel bien plus vite que par des exemples tournés dans le vide.

Pour aller plus loin

Quatre pièces bien faites, une catégorie claire et un prix écrit suffisent pour commencer à facturer. Notre guide sur comment devenir créateur UGC détaille les étapes suivantes, du premier client au tarif qui tient.