Lyon est la deuxième place publicitaire de France et la seule ville hors Paris où une marque nationale peut monter une campagne sans faire venir personne. Gastronomie, santé et biotech, chimie, industrie, ecommerce : le tissu économique est dense et il paie. Pour un créateur de contenu généré par les utilisateurs, c'est le meilleur rapport entre budget disponible et concurrence.

Une économie de gastronomie, de santé et d'industrie

La gastronomie est la vitrine, des bouchons aux maisons étoilées, avec derrière elle toute une filière de producteurs, d'épiceries et de marques alimentaires. La santé est le moteur discret : biotech, dispositifs médicaux, laboratoires et cliniques, un secteur riche qui communique mal en format court.

Ajoutez la chimie et l'industrie de la vallée, le textile technique hérité de la soie, un ecommerce solide et deux universités qui alimentent la ville en public jeune. Le tout à deux heures de Paris en train, ce qui permet d'aller y tourner à la journée.

Les secteurs qui recrutent à Lyon

Qui achèteCe qu'ils commandent
Alimentaire et gastronomieMarques de produit, épiceries, restaurants et applications de livraison, avec une crédibilité culturelle qui vend seule.
Santé et bien-êtreCompléments, dispositifs, cliniques et pharmacies, avec la prudence qu'exige la publicité santé.
Industrie et B2BChimie, matériaux, machines et services techniques, un client à panier élevé qui n'a presque aucun créateur en face.
Mode et textile techniqueMarques locales, sport et vêtements de travail.
EcommerceMarques nées en ligne qui achètent de la vidéo tous les mois pour leurs campagnes.
BeautéCosmétique, coiffure et instituts, avec un public urbain très actif.

Le client industriel, la niche la mieux payée

C'est le sujet que la plupart des créateurs ignorent. Une entreprise qui vend une machine ou un service technique n'a pas besoin d'un influenceur : elle a besoin de quelqu'un capable de comprendre un produit complexe et de l'expliquer en soixante secondes, dans une vidéo que son commercial enverra par email ou publiera sur LinkedIn.

Pour y entrer, il faut la forme : proposition écrite, périmètre, délais, facture propre et confidentialité si vous tournez en atelier. Un seul client industriel bien suivi remplit plusieurs mois, et revient à chaque nouveau produit.

Comment trouver des clients

La voie directe fonctionne bien dans une ville où le tissu commercial est accessible : portfolio public, message court avec deux exemples et un prix, à une marque que vous consommez déjà. Les commerces des pentes, de la Part-Dieu ou de Confluence répondent vite.

Pour les grands comptes et les agences, présentez-vous comme prestataire : statut d'auto-entrepreneur, tarifs écrits, portfolio classé par secteur, réponse rapide. Et un profil sur une marketplace UGC pour capter les marques parisiennes ou étrangères qui cherchent un créateur hors de Paris, souvent pour des raisons de budget.

Combien facturer

En repère français : une vidéo unique va de 120 à 220 euros au début, et de 220 à 450 euros avec un portfolio solide. Les packs de trois à cinq vidéos se vendent entre 500 et 1 300 euros. Le client industriel et la santé paient au-dessus de la moyenne, surtout quand la vidéo sert en salon, sur LinkedIn ou dans les supports commerciaux. Les droits média payant et l'exclusivité se facturent à part.

Pour aller plus loin

Lyon offre du budget réel, des secteurs entiers sans concurrence et Paris à deux heures. Pour transformer ça en missions payées, notre guide sur comment devenir créateur UGC explique comment construire son portfolio, fixer ses prix et signer ses premières collaborations.

Sources

Vérifié le 26 août 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.