C'est le point qui bloque le plus de campagnes venues d'ailleurs, et presque toujours pour la même raison : on a traité la langue comme une option d'affichage.

Le principe, en une phrase

Le français est exigé dans la publicité commerciale, et il ne peut pas être moins présent que toute autre langue.

L'étendue exacte de cette exigence, ses modalités, ses exceptions et les situations particulières dépendent du support, du type de message et de votre cas. Elles se vérifient auprès de l'autorité compétente et avec un juriste, avant l'achat média et non après un signalement.

Ce guide décrit une logique de travail ; il ne remplace pas cette vérification.

Ce que cela veut dire pour une vidéo

Deux versions, pas une version et une traduction.

Cela suppose deux prises, idéalement deux personnes, dans les deux langues, tournées le même jour. La version française n'est pas une adaptation de l'anglaise : c'est une vidéo à part entière, avec ses expressions, son rythme et ses références.

Une voix doublée s'entend immédiatement et annule le bénéfice recherché.

Toute la chaîne est concernée

C'est le point que les équipes découvrent trop tard.

La vidéo, le texte incrusté, la légende de la publication, le bouton, la page d'arrivée, le formulaire, les courriels qui suivent et le service qui répond : tout cela forme un ensemble, et une campagne parfaitement conforme qui renvoie vers une page dans une autre langue n'a résolu qu'une partie du problème.

Vérifiez donc le parcours complet, pas seulement la création.

Prévoir les deux versions au brief

C'est ce qui distingue une campagne fluide d'une campagne coûteuse.

Prévue dès le départ, la seconde version se tourne dans la foulée, dans le même décor, avec les mêmes vêtements. Décidée après coup, elle demande de tout recommencer et arrive après le lancement.

Ajoutez au brief une exigence technique simple : aucune version livrée avec du texte gravé dans l'image, et un fichier de sous-titres séparé par langue.

Le cas des marques de commerce

C'est la question la plus fréquente et la plus mal comprise.

Le traitement applicable aux marques de commerce, aux noms d'entreprise et aux slogans dépend de conditions précises qui évoluent. Il ne se déduit pas d'un exemple vu chez un concurrent, et il se vérifie pour votre cas avant la diffusion.

L'avantage caché

Cette contrainte produit de meilleures campagnes.

Une équipe obligée de tourner une vraie version française finit par découvrir que celle-ci performe souvent mieux que l'anglaise sur ce marché, parce qu'elle parle à des gens dans leur langue au lieu de les inclure par défaut.

Beaucoup de marques constatent après coup qu'elles auraient dû le faire même sans obligation.

Ce que la règle linguistique touche concrètement

L'élémentCe qui est attenduCe qui se vérifie
La voix et le texte à l'écranUne version française conformeAuprès de l'autorité compétente
Le nom du produitUn traitement particulier des marquesLe libellé fourni par le client
L'affichage promotionnelUne équivalence entre les languesLe rapport entre les deux versions

Ce que le créateur doit demander au client

L'état exact des mentions à utiliser. La responsabilité de conformité appartient à l'annonceur, mais une vidéo livrée hors des clous lui coûte une reprise, et cette reprise se négocie mal après coup.

Ce qui ne se déduit jamais d'un forum

La règle applicable à un cas précis. Les textes évoluent et les situations varient, donc la vérification se fait auprès de l'autorité compétente ou d'un juriste, avant le tournage et non après la diffusion.

Qui valide votre cas

Pas votre agence, pas votre créateur, pas cet article.

Les situations particulières, les supports mixtes, les campagnes venues de l'étranger et les cas limites se vérifient auprès de l'autorité compétente, et avec un juriste quand un doute subsiste. Cette vérification prend quelques jours ; une campagne retirée en coûte beaucoup plus.