La question posée en réunion est presque toujours la mauvaise. Ce n'est pas de savoir si le public verra que c'est généré : c'est de savoir si vous pourrez l'expliquer dans huit mois.
La transparence n'est pas cosmétique
Les obligations d'indiquer qu'un contenu est généré ou modifié, la manière de le faire et les cas concernés dépendent du support, du secteur et de la nature du contenu.
Elles se vérifient auprès des règles applicables et, en cas de doute, avec un juriste, avant la mise en ligne. Elles évoluent, ce qui est une raison de plus de savoir précisément ce que vous avez produit et quand.
Ce que l'outil gère bien
Plus qu'on ne l'admet, et cela vaut la peine d'être utilisé.
Les variantes d'accroche, les sous-titres et leur traduction, le doublage d'une voix hors champ sur des plans de produit, les fonds neutres, les storyboards avant tournage. Ce sont des tâches de production, pas des tâches de preuve.
Les confier à un outil libère du budget pour ce qui doit rester filmé.
Ce qu'il ne sait pas faire
Témoigner.
Une vidéo générée n'a pas de contexte vérifiable : on ne sait ni où elle a été faite, ni par qui, ni si la personne existe. Or c'est exactement ce que cherche quelqu'un qui regarde une recommandation avant d'acheter.
Elle ne sait pas non plus dire je l'ai acheté, je l'utilise depuis deux mois, voilà ce qui m'a déçu.
La contrainte des deux langues
Elle change le calcul.
Un outil produit une seconde version très vite, ce qui est tentant. Mais une voix doublée s'entend, et dans ce pays la langue n'est pas un détail de confort : c'est un signal de sérieux, et selon la province et le type de message, une obligation dont les contours se vérifient avant diffusion.
La règle pratique reste la même : le doublage pour une voix hors champ sur des plans de produit, jamais pour un visage qui parle.
La chaîne d'approbation
Dans les secteurs encadrés, elle décide de tout.
Un contenu généré ajoute une question supplémentaire à chaque étape de validation, et donc du délai. Prévoyez-le dans le calendrier, et fournissez au service juridique le registre plutôt qu'une explication orale.
Ce qu'on ne génère jamais
Un témoignage, une personne qui n'existe pas donnant un avis, une preuve d'usage, ou un visage qui ressemble à quelqu'un.
Cette règle interne se pose une fois, s'écrit dans le brief, et ne se discute pas au cas par cas. Elle vous évite la seule catégorie de problème que le registre ne réglera pas.
Où chaque option est réellement à sa place
| Le besoin | Ce qui convient | Pourquoi |
|---|---|---|
| Un décor ou une ambiance | L'image générée | Aucun produit réel à montrer |
| La preuve d'usage d'un produit | Le créateur réel | Le geste et la matière sont filmés |
| Un visage qui parle au nom d'une marque | Le créateur réel | Une personne engage sa parole |
Ce qui doit être annoncé au spectateur
Le recours à une image générée, quand elle représente une personne ou une scène présentée comme réelle. Les obligations varient selon la plateforme et le pays, et se vérifient auprès de l'autorité compétente.
Ce qui coûte plus cher qu'une vidéo réelle
Un contenu généré qui doit être repris. Quand le produit apparaît déformé, l'étiquette illisible ou la main à six doigts, la reprise annule l'économie et repousse la campagne d'une semaine.
Le montage qui fonctionne aujourd'hui
Filmer une fois, décliner beaucoup.
Vous achetez à un créateur réel les plans d'usage, la parole et la preuve, dans les deux langues si nécessaire. Vous utilisez ensuite les outils pour les variantes, les formats et les sous-titres, en notant chaque fois ce qui a été généré.
Sources
Vérifié le 27 août 2026. Les seuils et les taux changent : en cas de désaccord entre ce guide et la source officielle, c'est la source officielle qui fait foi.



