Une marque réserve une campagne de six semaines. La vidéo lui survit des années, sur une page que personne ne pense à nettoyer, dans un compte publicitaire qui relance le meilleur contenu de l'an dernier.
Cet écart est tout le sujet. Pour un adulte, c'est un risque professionnel pris en connaissance de cause. Pour un enfant, c'est une décision prise par quelqu'un d'autre à son sujet, avant qu'il puisse avoir un avis, et il finira par en avoir un.
Deux demandes différentes sous une seule phrase
Les briefs écrivent avec vos enfants comme si c'était une seule chose. C'en est deux, et elles ne se décident ni ne se facturent pareil.
Un enfant dans le cadre
Une main qui entre, une nuque, un rire hors champ, un bol poussé sur la table. La vidéo parle du produit et un enfant se trouve dans la pièce, ce qui est à quoi ressemble une vie de famille et ce qui fait marcher les images.
Un enfant qui porte la vidéo
L'enfant parle, réagit, est la raison pour laquelle la publicité se regarde. Ici l'enfant est le talent. C'est un autre métier, avec d'autres conséquences, et c'est celui où le cachet doit cesser d'être une faveur pour devenir un tarif.
Il existe aussi une troisième option que personne ne vous propose, et c'est souvent ce dont la marque a réellement besoin: filmer autour de l'enfant. Un deuxième bol sur la table, deux brosses à dents près du lavabo, un petit manteau à l'entrée. La famille se lit sans que personne n'apparaisse.
| Comment l'enfant apparaît | Ce que la marque y gagne | Ce qui ne se reprend pas |
|---|---|---|
| Pas du tout, suggéré par les objets | L'essentiel de la chaleur, aucun risque | Rien |
| Mains, nuque, voix hors champ | Un vrai foyer | Très peu, si le visage ne sort jamais |
| Visage, brièvement, dans un plan large | Une authenticité que le studio n'imite pas | Une image reconnaissable, une fois diffusée |
| En train de parler à la caméra | La performance sur laquelle la pub repose | Une trace publique et cherchable d'un enfant |
Lisez la dernière colonne de haut en bas plutôt que les lignes. C'est la seule qui existera encore dans cinq ans, et c'est celle qu'aucun cachet ne change.
Trois points à écrire, et ce ne sont pas les trois habituels
Des conditions d'utilisation ordinaires ne suffisent pas ici, parce que ce qu'on licencie est une personne.
Mettez une date de fin à l'usage, pas une licence qui court. Nommez les endroits où la vidéo peut passer plutôt que de tout accorder, pour qu'un film tourné pour la fiche produit d'une enseigne ne devienne pas une publicité payante sur une plateforme que vous n'auriez pas choisie. Et demandez une clause de retrait: si vous retirez votre accord, le matériel descend dans un délai indiqué.
Les marques acceptent ces trois points plus souvent que les créateurs ne le croient. Celles qui refusent la clause de retrait vous disent quelque chose d'utile sur la durée pendant laquelle elles comptent garder le fichier.
Ce qu'aucune clause ne rend
Un contrat engage la marque. Il n'engage pas internet.
Une fois qu'une vidéo a été diffusée publiquement, elle peut être enregistrée, repostée, reprise et archivée par des gens qui n'ont rien signé, et aucune clause de retrait ne les atteint. Ce n'est pas un argument pour ne jamais le faire. C'est la raison pour laquelle la décision se prend au tournage et pas à la facture, parce que le seul vrai levier est ce que vous avez filmé au départ.
Ce que le Royaume-Uni ajoute par-dessus
Deux choses se posent sur la décision personnelle.
Ce qu'attendent les règles publicitaires
Les règles publicitaires britanniques traitent les publicités impliquant des enfants avec une prudence particulière, et ce qui s'applique dépend du produit, de l'allégation et du public visé. C'est une question pour la conformité de la marque et pour les recommandations de l'ASA, pas quelque chose à trancher sur le tournage. Demandez directement à la marque si le concept a été validé pour qu'un enfant y apparaisse. Une marque incapable de répondre n'a pas vérifié.
Les enfants des autres
Une école, un anniversaire, une aire de jeux, une autre famille en arrière-plan: la réponse est non sans autorisation écrite de leur parent, à chaque fois.
C'est la partie qui bloque net une livraison, parce qu'un service juridique qui passe une vidéo en revue à la recherche de visages non autorisés en trouvera un que vous aviez cessé de voir depuis des semaines.
Refuser sans perdre le client
Refusez la version, pas le brief.
Proposez dans le même message ce que vous pouvez livrer: sans visage, mains et voix seulement, les objets qui suggèrent une famille, et un autre créateur si la marque a vraiment besoin d'un enfant à l'image. C'est une réponse professionnelle plutôt que morale, et elle emporte en général la mission, parce que ce que la marque voulait était un foyer et pas spécifiquement votre fille.
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Questions fréquentes
Mon enfant doit-il être payé à part?
Si l'enfant porte la vidéo, facturez-le comme une prestation et non comme un accessoire, et gardez cet argent pour lui. Le point est moins le montant que le fait de traiter son apparition comme un travail accompli.
Et si l'autre parent n'est pas d'accord?
Alors ça ne se fait pas. Une décision partagée prise par un seul parent est un conflit qui attend que la publicité soit vue, et aucun cachet ne vaut d'y arriver.
Puis-je faire retirer une vidéo plus tard?
Seulement si vous l'avez écrit. Demandez-le avant le tournage, parce qu'après la livraison vous demandez une faveur au lieu d'exercer une clause.
Et mon aîné qui veut apparaître?
Son enthousiasme est réel et ce n'est pas pour autant un consentement à une trace publique permanente. Un milieu raisonnable: une fenêtre courte, des plateformes nommées, et la promesse que ça descend quand il le demandera.