« Pourquoi c'est le double ? »
C'est la première phrase que prononce un client belge devant un devis couvrant les deux communautés linguistiques, et un créateur incapable d'y répondre en une ligne perd la seconde moitié de la mission.
Ce que vous vendez réellement ici
Pas deux vidéos. Un concept, développé une fois, et deux tournages qui l'utilisent.
Le script, l'angle et les décisions de cadrage se font une seule fois. Ce qui double, c'est la prise de vue et le montage, c'est-à-dire la plus petite moitié du travail. Voilà pourquoi la bonne réponse à l'objection n'est pas une défense de votre tarif, c'est une unité différente.
Les fourchettes, et le chiffre qui compte
| La commande | Fourchette d'orientation en Belgique | Coût par marché atteint |
|---|---|---|
| Une vidéo, une langue | 90 à 180 euros au démarrage | Le montant entier, pour une seule communauté |
| La même avec un vrai portfolio | 180 à 350 euros | Le montant entier, pour une seule communauté |
| La même vidéo dans les deux langues, deux créateurs | Environ une fois et demie une version simple | Environ trois quarts d'une vidéo simple, par marché |
| Un pack de trois par langue | 400 à 900 euros par langue | Baisse encore avec le volume |
| Les droits publicitaires | Facturés en plus | Négociez s'ils s'appliquent par langue ou aux deux |
Prenez cela comme une orientation plutôt que comme une grille. Les budgets belges se situent au-dessus du niveau sud-européen et à peu près au niveau des marchés voisins, qui sont la vraie concurrence d'un créateur d'ici.
Les deux leviers qui n'existent que sur ce marché
La deuxième langue
Si vous livrez le néerlandais et le français vous-même, ou via un partenaire, vous vendez quelque chose que la plupart des créateurs individuels ne peuvent pas fournir. Tarifez-le comme un service et non comme une remise, parce que l'alternative du client est de gérer deux prestataires séparés.
Le pack sur les deux communautés
Vendre la Flandre et la Wallonie en une seule commande est l'offre la plus forte dont dispose un créateur belge. Elle supprime le problème de coordination du client, et la coordination est précisément ce qu'il redoutait en demandant pourquoi cela coûtait le double.
Ce qu'il ne faut pas faire
Ne chiffrez pas une langue en espérant que la seconde s'ajoutera plus tard. Ajoutée plus tard veut dire que le concept se refait, ce qui coûte alors réellement près du double, et le client retiendra que vous en êtes la cause.
Et n'absorbez pas la seconde version pour décrocher la mission. Un créateur qui livre deux marchés au prix d'un n'a pas gagné un client, il a posé un prix de référence qui le suivra dans tous ses devis suivants.
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Questions fréquentes
Une campagne belge coûte-t-elle vraiment le double ?
Non. Plutôt une fois et demie, parce que le concept se développe une fois et que seul le tournage double.
Faut-il chiffrer les deux langues dès le départ ?
Oui. Ajouter la seconde version après coup oblige à refaire le concept, et c'est cela qui double réellement le coût.
Les droits publicitaires s'appliquent-ils par langue ?
Convenez-en explicitement. Deux versions peuvent porter une licence ou deux, et l'écart vaut de l'argent.