Un client flamand vous réserve, alors vous rédigez la facture en néerlandais. Cela paraît la chose professionnelle à faire, et c'est le bon réflexe appliqué au mauvais objet.
La courtoisie commerciale a sa place dans la conversation. La facture n'est pas une conversation, c'est un document administratif, et en Belgique les documents administratifs vous suivent, vous, et non votre client.
Le principe que personne n'explique
Il vous suit, pas le client
Une entreprise belge a des obligations linguistiques rattachées au lieu où elle est établie, pas à qui elle vend.
Un créateur établi en Flandre garde des documents en néerlandais que le client soit à Namur ou à Gand. Un créateur établi en Wallonie garde des documents en français que le client soit à Bruges ou à Liège. La langue du client n'entre pas en ligne de compte, et c'est précisément ce qui surprend, parce que tout le reste dans ce pays s'adapte à la personne en face.
La question à poser une fois
Où se situent exactement vos obligations, et comment Bruxelles fonctionne dans votre cas, c'est une question de quinze minutes pour votre comptable ou le guichet d'entreprises. Posez-la une fois, à l'inscription, et n'y pensez plus jamais.
À quoi sert la version de courtoisie
Rien de tout cela ne rend le réflexe poli inutile. Cela en fait un second document.
Envoyez la facture telle qu'elle doit être, et ajoutez dans le mail une traduction simple de la description, ou une copie de courtoisie clairement identifiée comme telle. Le client lit ce dont il a besoin dans sa langue, le document reste ce qu'il doit être, et personne n'a à choisir entre être correct et être agréable.
| Situation | Le réflexe | Ce qui compte réellement |
|---|---|---|
| Client flamand, vous êtes en Wallonie | Facturer en néerlandais | Votre établissement décide du document |
| Le client la demande dans sa langue | Refaire la facture | Envoyer une copie de courtoisie marquée |
| Client étranger, aucune langue belge | Improviser | Demander ce que veut leur système |
| Vous travaillez dans les deux langues | Alterner selon le client | Une seule langue de document, constante |
La dernière ligne est le piège pratique des créateurs bilingues. Alterner donne l'impression d'être réactif et produit une année de factures en deux langues, ce qui est exactement la pile qu'on ne veut pas tendre à un comptable, et qui rend votre propre numérotation plus difficile à suivre.
Ce que cela ne change pas
Votre devis, vos messages, vos bons de livraison et la vidéo elle-même sont du matériel commercial. Rédigez-les dans la langue qui emporte la mission.
Cette distinction est tout l'article: soyez aussi accommodant que vous voulez dans tout ce qui persuade, et soyez constant dans ce qui se classe. Les créateurs qui mélangent les deux finissent par faire du travail en plus et par paraître moins organisés, c'est-à-dire l'inverse de ce que visait le réflexe poli.
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Questions fréquentes
Et si un client exige une facture dans sa langue?
Envoyez la copie de courtoisie et gardez le document tel qu'il doit être. Presque personne n'insiste une fois qu'il reçoit quelque chose de lisible, parce que ce qu'il voulait, c'était comprendre les lignes.
Quelle langue pour un client hors de Belgique?
En général l'anglais, et le geste utile est de demander ce qu'attend leur système fournisseur. Les clients étrangers se soucient rarement de la langue, ils se soucient des références.
Est-ce que ça vaut aussi pour un devis?
Non, et c'est le point à retenir. Un devis est un document de vente, donc rédigez-le dans la langue qui met le client à l'aise.