Le Portugal est d'ordinaire traité comme une réflexion après coup, coincé entre l'Espagne et le Brésil. C'est une erreur, et c'est précisément ce qui rend ce marché facile à pénétrer : les marques y achètent de la vidéo de créateur, et presque personne sur place n'en vend.
Un petit marché qui paie en euros
Dix millions d'habitants, ce n'est pas une grande audience domestique, mais c'est une audience européenne. Les budgets sont en euros, les factures suivent les règles européennes, et l'acheteur attend le même professionnalisme qu'à Madrid ou à Paris. Cette combinaison, volume modeste et budgets réels, est inhabituelle.
La conséquence pour un créateur est directe. En Espagne, une marque ouvre vingt profils avant de choisir. Au Portugal, elle peine souvent à en trouver trois, ce qui veut dire qu'un profil complet avec un prix affiché suffit à être retenu.
La langue touche deux continents, mais pas indifféremment
Le portugais du Portugal et celui du Brésil ne sont pas le même produit. L'accent, le vocabulaire et le rythme diffèrent assez pour qu'une vidéo brésilienne diffusée à Lisbonne sonne importée, et l'inverse s'entend encore davantage.
C'est une occasion commerciale plutôt qu'un problème. Un créateur portugais vend ce qu'un Brésilien ne peut pas fournir : du portugais européen, des références européennes, et une facture qu'un service comptable européen enregistre sans poser de question. Les marques qui vendent au Portugal depuis l'étranger cherchent exactement cette combinaison et savent rarement où la trouver.
Qui achète réellement
| Secteur | Ce qu'il commande |
|---|---|
| Ecommerce expédiant en Europe | Démonstrations produit, preuve de taille et de matière, réponses aux objections. |
| Tourisme et hébergement | La visite, la chambre, l'itinéraire, tournés hors des semaines de pointe. |
| Alimentaire et vin | L'origine et le processus, plus des versions pour les marchés d'export. |
| Distribution et mode | La coupe et le mouvement, que la photo seule ne montre pas. |
| Technologie, à Lisbonne et Porto | Du contenu de recrutement autant que du contenu produit. |
| Marques étrangères qui testent l'Europe | Un premier marché peu coûteux avant un lancement plus large. |
La dernière ligne compte plus que sa taille ne le laisse croire. Le Portugal est assez petit pour qu'un test raté coûte peu, il reçoit donc des budgets qui ne lui étaient pas vraiment destinés.
Ce qui distingue ce marché de l'Espagne
Des chaînes de décision plus courtes
Les entreprises sont plus petites, donc la personne qui lit votre message est souvent celle qui signe. Cela retire des semaines au cycle et récompense un prix annoncé tôt et simplement.
Des tarifs plus bas, honnêtement
Le pouvoir d'achat est sous le niveau espagnol et les budgets s'en ressentent. Tarifer ici comme à Madrid fait perdre la mission. La compensation, c'est le nombre d'occasions et la quasi-absence de concurrence.
Un marché qu'on achète comme un test
Parce que le pays coûte peu à tester, une première campagne s'y gagne plus facilement que partout ailleurs en Europe de l'Ouest. Le travail consiste à transformer ce test en deuxième commande, et c'est là qu'une livraison claire et une facture qui passe décident de tout.
Où se situe le trou d'offre
Presque toutes les catégories sont sous-servies, mais trois se détachent :
- La voix en portugais européen pour les marques qui possèdent déjà des contenus brésiliens inutilisables ici.
- Le contenu touristique tourné hors saison, parce que tout le monde filme en août et que personne n'a de matière pour février.
- Le contenu technique et industriel, qu'aucun créateur ne veut apprendre et dont tous les exportateurs ont besoin.
Par où commencer
Choisissez l'un de ces trois trous et construisez-y deux exemples plutôt qu'un portfolio généraliste. Sur un marché aussi mince, être la seule personne qui fait visiblement une chose précise vaut mieux que d'être le vingtième généraliste.
À lire aussi
- Portugais européen ou brésilien pour votre UGC
- Qui recrute des créateurs UGC au Portugal
- Créateurs UGC à Lisbonne
- Créateurs UGC à Porto
- Le guide UGC complet pour le Portugal
Questions fréquentes
Le Portugal est-il trop petit pour s'y intéresser ?
Non. Il est petit en volume et léger en concurrence, ce qui est un bon échange pour un créateur.
Puis-je réutiliser du contenu brésilien au Portugal ?
Rarement sans adaptation. L'accent et le vocabulaire s'entendent immédiatement.
Quels secteurs achètent le plus ?
L'ecommerce, le tourisme, l'alimentaire et le vin, la distribution et la technologie.
Quel est l'atout principal d'un créateur local ?
Très peu de concurrence, et une facture européenne qu'un créateur brésilien ne peut pas émettre.